toukou_tochuu-00

Toukou Tochuu no Deaigashira no Guuzen Kiss wa Ariuru? Jikken – Il fait les guro titres

Après Palepoli la semaine dernière, on continue dans le domaine des auteurs underground (mais connus, bref je vais pas la refaire) et des manga intelligents pleins d’humour noir. Mais cette semaine, on va parler d’une œuvre d’un artiste que vous connaissez sans doute, que vous connaissiez ou non son nom, puisque c’est Shintarou Kago, un garçon dont vous avez sans doute déjà vu des illustrations. En voici deux des plus connues :

Alors Shintarou Kago, qui est-il madame ? C’était un garçon très gentil, il ne parlait pas beaucoup mais il était bien poli, je n’aurais jamais deviné, inspecteur. Car la cruelle réalité, c’est que ce gentil garçon est un vil mangaka, un dessinateur de ces fameuses bande-dessinées asiatiques violentes et perverses. Coup de bol, pour Kago, c’est effectivement le cas : la violence et la perversité sont au cœur de ses œuvres. Tête de proue actuelle du genre ero-guro, le bonhomme se plait à dessiner le corps humain dans plein de situations où vous n’aimeriez pas que le vôtre se trouve, sans la moindre réserve par rapport à la sexualité et à l’anatomie intime de l’humain. C’est à peu près comme ça que je définirais le genre (mais comme j’en ai lu assez peu, n’hésitez pas à me corriger si je dis des conneries). Toutefois, n’allez pas penser que ses histoires sont gratuitement grotesques, car si l’auteur ne se cache pas d’une certaine impulsivité dans ce qu’il dessine, il suffit de lire ses œuvres pour voir que le cerveau n’est pas pour lui qu’un organe à arracher et découper. Du peu de Kago que j’ai lu, le bonhomme m’a impressionné de par sa finesse et son intelligence dans l’écriture de ses histoires, notamment dans Choudennou Pataraxis, et puis dans le manga d’aujourd’hui, j’ai nommé Toukou Tochuu no Deaigashira no Guuzen Kiss wa Ariuru? Jikken, attention à pas vous mordre la langue.

Lire la suite

palepoli-00

Palepoli – La branlette artistique cause l’absurdité

Après un billet un peu costaud en début de semaine, j’ai envie de me reposer un peu et de vous parler de façon un peu plus concise d’un sujet qui n’est pourtant pas moins important. Si la flemme est une bonne excuse, il faut aussi bien dire que c’est une œuvre qu’il est préférable de découvrir de soi-même (ce qui est aussi la raison pour laquelle je vais tenter de pas poster trop d’images avec). On va donc parler d’un manga culte, mais inconnu, mais culte. Je m’explique.

Le manga du jour, c’est Palepoli, première œuvre d’Usamaru Furuya, dont les planches ont été d’abord publiées dans le Garo. Trois noms propres, et déjà trois noms qu’il convient de présenter. D’abord, connaissez-vous le Garo ? Pas que je sois un grand connaisseur du sujet, mais c’est un nom important à connaître. Fondé en 1964 sur les ruines d’une partie du marché du manga, le magazine s’impose rapidement comme un pionnier du manga artistique et intellectuel, du manga d’avant-garde, du gekiga, souvent porteur de message à caractère social ou politique. Clé de voûte des cercles underground de la bande-dessinée underground japonaise, il accueillera des auteurs majeurs comme Shigeru Mizuki (dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet), Yoshihiro Tatsumi et Suehiro Maruo, pour citer les plus connus, et ira jusqu’à influencer considérablement l’un des pères du médium : Osamu Tezuka. Pour le reste, Wikipédia vous en parlera mieux que moi. Et si comme moi vous connaissiez de nom ces auteurs et leurs œuvres principales, probablement connaissez-vous aussi de réputation Usamaru Furuya, ainsi que Palepoli ? L’homme est toutefois plus connu pour le superbe Litchi☆Hikari Club. Usamaru Furuya est un artiste issu des beaux-arts, qui est passé par un certain nombre d’arts (peinture, sculpture, danse, etc.) avant d’entrer dans le Garo sans trop de connaissances préalables de ce qui fait un manga, de sa structure ou de ses codes en général. Palepoli est donc sa première œuvre, et elle témoigne à la fois de sa vaste expérience artistique et de son manque d’expérience du manga, pour un résultat sans nulle autre pareille.

Lire la suite

uchuu_patrol_luluco-00

Printemps 2016 : Le Bilan

C’est l’été. Vous aurez beau tenter d’échapper à la réalité, la tête contre la grille du ventilateur, le fait est indéniable. Les reflets sur l’écran, les shorts, la plage, France 2 qui interviewe des gens sur l’A6 pour s’entendre dire que « houlà ça fait quatre heures qu’on avance pas, mais on garde le sourire hein », autant de terribles symptômes qui confirment que bordel, on est franchement en été. Heureusement, je suis là et j’ai tout prévu. À travers ce billet, je vous offre un retour un mois dans le passé (enfin un peu plus d’un mois mais bon), vers une saison plus clémente à bien des niveaux. Ne me remerciez pas, c’est tout naturel.

Eh oui, voilà enfin le bilan anime du printemps 2016, où je remets en jeu ma couronne de roi du shit taste. Rappelons les règles, enfin plutôt la règle : je ne parle que d’anime dont j’ai vu l’intégralité des épisodes sortis cette saison (soit jusqu’au 30 juin), et dans le cas contraire je le précise clairement. Pour les anime de plusieurs cours continuant en été, notez bien que je ne les évalue que sur les épisodes sortis jusqu’à fin juin, n’ayant de toute façon pas encore vu les épisodes postérieurs. Notez aussi que tous les anime diffusés à la télévision japonaise pendant le cour de printemps, qu’ils aient commencé ou pas cette saison, peuvent y figurer. Le classement se fait dans l’ordre croissant, et est tout à fait arbitraire (le critère principal étant la plaisir que j’ai pris à voir chacun de ces anime). Qui plus est, et c’est particulièrement valable cette saison, le classement me force à comparer des anime qui ne sont absolument pas comparables, et même des anime a priori comparables peuvent présenter des intentions tout-à-fait différentes, donc je vous demande de prendre tout ça avec un grain de sel, et du persil pour égayer. Mais alors, pourquoi faire un classement, direz-vous si vous n’avez pas lu le bilan précédent où je répondais déjà à la question ? De un, parce que j’aime bien, et de deux, pour faire rager les gens qui n’auront pas lu cette introduction. En somme, le classement tout seul n’a pas grande valeur, donc lisez aussi le texte censé le justifier. Enfin faites semblant, au moins. Autre chose, la liste comprend un special, un anime d’un seul épisode mais qui est effectivement passé à la télévision japonaise pendant la saison, donc j’ai décidé de l’inclure, et c’est comme ça.

jojo_no_kimyou_na_bouken_diamond_wa_kudakenai-05

Lire la suite

tanaka-kun_wa_itsumo_kedaruge-00

Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge – Ceci n’est pas une mise en abyme

J’avais rapidement prévenu sur Twitter (enfin, un vendredi à 23h, je suis pas sur que ça compte mais bon), je le redis ici : le bilan du printemps sera en retard de quelques jours (dimanche prochain est la nouvelle deadline, mais y’a moyen que ça arrive plus tôt). La raison est simple : j’ai mal calculé mon coup. Finir à temps m’aurait forcé à passer le week-end entier à finir de regarder les séries incluses dans le bilan (environ 33h de visionnage), ce qui n’était tout simplement pas faisable même en faisant une nuit blanche, et aurait donné un billet écrit à la va-vite, à peine corrigé et qui plus est sans toutes les séries dont je voulais parler. Du coup, à choisir entre un billet mal écrit mais à l’heure et un billet en retard mais pas trop dégueulasse et complet, j’ai fait mon choix. Si qui que ce soit attendait avec impatience le bilan, et bien que j’en doute fortement, j’en suis sincèrement désolé. Pour me faire pardonner et puisque de toute façon il me fallait un billet hebdomadaire, plutôt que se faire une partie de sudoku à l’arme blanche, on va parler d’autre chose. On va parler d’un gars qui n’en branle pas une.

tanaka-kun_wa_itsumo_kedaruge-02

Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge, puisque c’est le sujet du jour, est un manga de Nozomi Uda (une mangaka qui n’a pas fait grand-chose avant ça), publié dans le Gangan Online depuis 2013. Et si vous êtes attentifs, vous savez qu’il a été adapté ce printemps en anime par le studio Silver Link (Baka to Test to Shoukanjuu, Kokoro Connect, WataMote), avec pour réal le Shinya Kawatsura de Non Non Biyori. Et avec toutes ces informations en main, vous avez deviné que j’essaye de répartir en scred ma masse de travail, et vous m’avez eu, dang. Tant pis, grillé pour grillé, autant continuer.

Lire la suite

flying_witch-00

Flying Witch – Arrêt sur une mage

Cette semaine, courte chronique sur un petit manga. Croyez-moi, je dis « courte » avec toute la bonne volonté du monde, puisque je manque de temps pour finaliser mes visionnages en vue du bilan, et que je n’ai de toute façon pas grand-chose à dire dans le cas présent. Alors attaquons-nous y directement, et calmement.

flying_witch-01

Flying Witch, puisque c’est le sujet de la chronique d’aujourd’hui, est un manga slice-of-life dessiné par Chihiro Ishizuka (dont c’est la seule œuvre à ma connaissance) et publié dans le Bessatsu Shounen Magazine. Une adaptation en anime par J.C.Staff s’est terminée le mois dernier, et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire pour faire la fiche technique de la série.

Lire la suite

japan_expo_2016-00

Japan Expo 2016 – État de fées

Le week-end précédent, je me suis rendu à la Japan Expo. Première chose à remarquer dans cette affirmation hautement propice à controverse : la présence de déterminant avant le nom du fameux rendez-vous annuel des amateurs de hot-dogs à 5€ vous permet de repérer que ceci n’est pas un billet sponsorisé ou quoi que ce soit, j’ai bien dû racler les tiroirs de la famille pour payer ma place. Seconde remarque qui vous vient à l’esprit : pourquoi ? Que fais-tu pauvre fou, c’était mieux avant, pourquoi aller se mêler à toute cette plèbe qui point ne sait ce qui est bon pour elle ? La réponse est simple : j’avais envie. Le fait est que je n’étais jamais allé à la célèbre Japan Expo, que j’en avais l’occasion, et que j’ai voulu en profiter, honte sur moi. Mais du coup, autant faire les choses bien et vous raconter, à vous autres qui y étaient peut-être, qui n’y étaient pas et auraient voulu, ou qui étaient pas loin mais n’avaient pas envie. Venez, approchez, je vais vous raconter ma folle aventure dans ce haut lieu de l’intelligentsia des gens qui payent 60€ des figurines qui en valent 30. Notez que ce billet suivra vaguement une continuité temporelle, mais pas trop non plus. Notez aussi que le billet sera saupoudré de mes photos bien dégueulasses. Si vous retrouvez votre visage sur une de ces photos et que ça vous dérange, envoyez-moi un commentaire, un courriel, un mec baraque habillé en noir, peu importe, et je passerai ça gentiment au flou.

Lire la suite

karakai_jouzu_no_takagi-san-00a

Karakai Jouzu no Takagi-san – L’experte tease

Vous aussi, commencez bien votre  journée en étant en retard pour votre train dans une ville que vous connaissez pas, un dimanche à 7h du mat, en manque de sommeil et déshydraté, avec un phone qui déconne et zéro thunes sur vous. En fait non, je ne vous le souhaite pas. Mais si, contre toutes attentes, j’ai pu atteindre mon train à temps, j’ai envie d’arrêter les frais ici pour aujourd’hui niveau sensations fortes et de parler de quelque chose de calme. Coup de bol, j’ai un bon client sous la main.

karakai_jouzu_no_takagi-san-08
Voilà qui résume plutôt bien l’état actuel du bilan du printemps. Pas très déso.

Cette semaine on va donc parler de Karakai Jouzu no Takagi-san, qu’un éventuel éditeur courageux pourrait localiser sous le nom de « Takagi, experte en taquinerie ». Ce manga de Souichirou Yamamoto (à propos de qui je n’ai strictement rien à dire de drôle ou d’intéressant, pour changer) a commencé sa publication en 2013, et j’ai envie de vous en parler. Si, j’ai bien un truc drôle (avec dix guillemets) à dire : sur les cinq recommandations proposées par Manga-Updates sur la page du manga, quatre étaient des hentai. Un certain sens de la taquinerie.

karakai_jouzu_no_takagi-san-04

Lire la suite