Gintama – Comme ça se prononce

Si vous utilisez MyAnimeList (ou si vous avez du goût), sans doute connaissez-vous Gintama. La série forte au jour d’aujourd’hui de plus de 300 épisodes trône en effet sans honte à de multiples places du top 10 du fameux site de comparaison d’e-Penis japanophiles. C’est un fait qui peut sembler étrange pour quiconque ne connaît pas trop la licence. Pourquoi une série comme ça, qui n’est pas spécialement connue pour un scénario de fou comme ceux de Steins;Gate ou FullMetal Alchemist: Brotherhood, se retrouve perchée tout là-haut ? Laissez-moi essayer de vous l’expliquer.

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Best girl ce dit en passant, et pourtant la série ne manque pas niveau personnages féminins de qualitay.

Gintama est, de la base de son monde au bout des cheveux en vrac de son protagoniste principal, une histoire comique, issue de l’esprit doucement malade de Hideaki Sorachi (et publiée dans le Shounen Jump depuis 2003, histoire de finir la fiche technique). Jugez plutôt : le monde de Gintama se présente comme un Japon post-féodal où les samouraïs cohabitent avec des aliens en tout genre. Ainsi, vers la fin de la période Tokugawa, ce ne sont pas les vaisseaux américains du commodore Perry qui ont ouvert le pays, mais des vaisseaux spatiaux chargés d’extraterrestres pas tous sympathiques. En résulte un monde tel un festival d’anachronismes, pareil à aucun autre, où des samouraïs fauchés comme les blés passent leurs journées au pachinko.

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Printemps 2017 : Le Pronostic

Le cour actuel touche à sa fin, il est donc temps de passer à ce moment anxiogène où l’on lève les yeux en direction du futur, en se demandant à quelle sauce on va être mangé. Mais comme je suis bien trop couard pour regarder les choses sur le long terme, parlons juste des mois à venir, ou bien, pour ne pas le citer, du cour du printemps.

En effet, dans le domaine de l’animation japonaise, le printemps est une saison privilégiée pour lancer une série. Hormis le fait que le début du mois d’avril corresponde au début de l’année scolaire, il correspond au début de l’année fiscale japonaise. Double raison, donc, pour les acteurs du marché de tenter de lancer une licence forte de laquelle ils pourront profiter sur le restant de l’année.

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Ainsi, les studios sont dans les starting blocks et je suis allé faire le tour de tous les projets annoncés pour un futur plus ou moins proche histoire de vous en parler en me donnant des airs de quelqu’un qui s’y connaît, tout en lâchant des prévisions Pachteriennes. Même format que la dernière fois, d’abord les gros projets et les trucs particulièrement notables, puis les studios qui passent leur tour cette saison, et enfin le reste des projets un peu moins intéressants.

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Yowamushi Pedal – Le maillon jaune

Aujourd’hui, pour changer, un billet court. Dit-il avant d’écrire deux pleines pages sans retours à la ligne. Non, pour de vrai, cette fois-ci je vais faire court parce que si j’aime effectivement beaucoup la série Yowamushi Pedal, je dois dire que je ne suis pas convaincu d’être capable de bien vous la vendre. Du coup, voici une tentative, une petite chronique pour tenter de vous intéresser à la série, et un rappel que si vous aimez les shounen sportifs, vous devriez probablement vous y mettre.

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A la base, Yowamushi Pedal est un manga de Wataru Watanabe, mangaka qui s’était jusque-là fait connaître pour avoir illustré une des adaptations en manga de l’histoire du Densha Otoko, et pour Majimoji Rurumo, une histoire avec un lycéen et des sorcières dont j’avoue ne jamais avoir entendu parler de ma vie. Vers 2007 il se met au cyclisme et, à la suggestion de son éditeur, il tente de concilier hobby et travail. Coup de bol, ça marche, et depuis lors le monsieur fait preuve d’une productivité exemplaire (49 tomes en 9 ans, bonne perf’), et à chaque fin de tome il lâche des petits résumés illustrés de ses récentes expéditions cyclo-propulsées. C’est donc ça, la puissance de la #PASSION.

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Kemono Friends – L’arrache de Noé

Et maintenant, quelque chose de complètement différent. En effet, plutôt que de parler d’une série, d’un manga ou d’une autre œuvre japonaise, on va aujourd’hui parler d’un phénomène (qui tourne autour d’une série, certes) qui est arrivé cet hiver dans nos timelines Twitter, à contre-courant d’absolument tout. Ce saumon de la hype, c’est Kemono Friends, et si je vais devoir en parler un petit peu pour contextualiser, je vais surtout vous parler de son aspect le plus intéressant : sa popularité.

Mais je vous parle d’une série populaire et pourtant il est fort possible que vous n’en ayez pas entendu parler. En effet, la série est avant tout populaire au Japon, le premier épisode de Kemono Friends trônant très loin au-dessus de tous ceux des autres séries de la saison niveau nombre de vues du premier épisode sur NicoNico Channel. Et c’est loin d’être le seul élément de preuve de sa très grande popularité, il suffit de se pencher pour en trouver. On pourrait parler des précommandes, et effectivement la série marche très bien de ce côté-là. On peut aussi regarder les recherches Google, la popularité des différents hashtags, et cætera, mais pour entamer l’angle que j’aborderai plus tard dans ce billet, regardons les tags sur pixiv.

Le tag de Kobayashi-san Chi no Maid Dragon (autre série populaire de cette saison) va jusqu’à 184 pages (ce qui est tout à fait honorable), celui de Kono Subarashii Sekai ni Shukufuku wo! (une série dont la première saison l’an dernier était déjà très populaire) monte la mise à 275, et Kemono Friends, du haut du milieu de sa première saison, fait les high scores avec un tag à 306 pages. On admettra que le jeu smartphone qui a précédé la série lui aura donné un peu d’avance (une quarantaine de pages sont antérieures à la diffusion de l’anime), mais ça fait tout de même environ 10000 fanarts concoctés en l’espace d’un mois. C’est beaucoup.

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Mob Psycho 100 – Meilleure note de la classe

Maintenant que j’ai lâché dans la nature tous mes bilans de 2016, je peux enfin entamer dans le calme mon année 2017. Mais avant de se lancer dans le neuf, un dernier petit regard en arrière. Enfin, avant-dernier, vu que je ferai probablement des awards quand j’aurai vu assez de films de l’année, mais ne chipotons pas.

À la façon de l’année dernière où j’ai consacré un petit billet à mon anime de l’année 2015, j’avais envie de faire là aussi quelque chose. Mais bon, Mob Psycho 100, j’en ai déjà un peu beaucoup parlé, que ça soit dans un billet sur le manga juste avant que le PV ne sorte et le staff ne soit annoncé, dans un billet un poil tiré par les cheveux sur les psychiques peu avant de sortir le bilan de l’été, ou dans le bilan de l’été lui-même. À la réflexion, ça commençait peut-être un peu à se voir que j’aimais bien la série. Mais oui, ne chipotons pas : Mob Psycho 100 est d’assez loin mon anime de l’année.

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Sisi rpz la famille.

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Automne 2016 : Le Bilan

Comme dit le poète, l’automne est la saison de la monotonie, de la mélancolie et d’un éternel recommencement qui blesse l’âme à la manière du petit vent frais caractéristique de cette même saison, et de la Tramontane caractéristique du Languedoc-Roussillon où il fera soleil en fin de journée, si le temps est clément. En effet, quand il est temps d’introduire un gros billet et que les idées se font rares, il existe deux types de blogueurs devant l’éternel : ceux qui citent un poème overhypé du XIXe siècle, et ceux qui citent Girls und Panzer der Movie. Coup de bol inouï, il semblerait que j’aie fait d’une pierre deux coups.

Mais vous n’êtes pas sans savoir que cette saison, faute de violons, on a plutôt bouffé des cuivres. Comme pratiquement à chaque fois, les projecteurs médiatiques étaient braqués sur quelques séries, et on aurait pu manquer de voir que cette saison d’automne était particulièrement bien remplie, et relativement qualitative. J’insiste sur le « relativement ». En effet, si l’été nous a offert sa dose de séries bien daubées que j’ai pu allumer sans la moindre vergogne, les séries de l’automne ont globalement su se tenir… ce qui a eu pour effet de ne rendre que plus difficile à faire mon classement trimestriel. Plutôt que de ratages, la saison est pleine de séries pleines de potentiel mais qui loupent leur coup à ça près, et c’est extrêmement frustrant.

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Mahou Shoujo Lyrical Nanoha – Nanomagie, son (Partie 2)

Résumé du précédent épisode : Nanoha est une série tirée d’un spin-off d’un eroge, née par les efforts conjoints de Masaki Tsuzuki, Akiyuki Shinbou et du studio Seven Arcs. On y suit Nanoha Takamachi, 9 ans, qui devient mahou shoujo pour blaster la tête des gens qu’elle aime bien et, accessoirement, collecter des pins. Mais si le personnage est effectivement top, la série a un autre gros attrait, son univers. Fin du résumé, opening, conneau bang ou miwa Gohan no ponceur no Teekyuu 2 au curry chinois, on est prêts à entamer le second épisode de cette rétrospective Nanoha.

Je vous ai laissé la dernière fois en vous laissant miroiter la promesse de parler un peu de science-fiction, et c’est en effet le second attrait majeur de la licence. Si l’on en croit le wiki anglophone dédié à la série, ce mélange des genres est issu d’une remarque d’une personne du staff de l’anime qui trouvait que le costume de Nanoha la faisait penser à un Gundam.

Dans la première série Nanoha, cet aspect se manifeste surtout à travers une hybridation des codes du mahou shoujo, mais aussi un real-robotisation de la mahou shoujo. On dirait que je viens de vous remplir trois plateaux de Scrabble avec des mots qui existent même pas, donc concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Commençons par l’aspect hybride : dans l’univers de Nanoha, la magie est considérée comme une technologie. L’outil qui lui permet d’exploiter cette technologie, l’Intelligent Device nommé Raising Heart, est lui-même purement ce que le terme indique : c’est un appareil intelligent, une machine dotée d’une IA qui lui permet d’utiliser la magie. Mais, et voilà encore un twist sur la formule : Raising Heart est le personnage intelligent qui offre au personnage principal l’accès à des pouvoirs de mahou shoujo, ce qui est le rôle… de la mascotte, dans toute autre série de mahou shoujo. Ainsi ce n’est en fait pas Yuuno, l’extraterrestre furetoforme dont l’aspect mignon collerait pourtant aux canons de ce rôle, qui est la vraie mascotte de la série, mais bien Raising Heart, un terminal informatique.

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Sexy comme mascotte, non ?

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