Automne 2016 : Le Bilan

Comme dit le poète, l’automne est la saison de la monotonie, de la mélancolie et d’un éternel recommencement qui blesse l’âme à la manière du petit vent frais caractéristique de cette même saison, et de la Tramontane caractéristique du Languedoc-Roussillon où il fera soleil en fin de journée, si le temps est clément. En effet, quand il est temps d’introduire un gros billet et que les idées se font rares, il existe deux types de blogueurs devant l’éternel : ceux qui citent un poème overhypé du XIXe siècle, et ceux qui citent Girls und Panzer der Movie. Coup de bol inouï, il semblerait que j’aie fait d’une pierre deux coups.

Mais vous n’êtes pas sans savoir que cette saison, faute de violons, on a plutôt bouffé des cuivres. Comme pratiquement à chaque fois, les projecteurs médiatiques étaient braqués sur quelques séries, et on aurait pu manquer de voir que cette saison d’automne était particulièrement bien remplie, et relativement qualitative. J’insiste sur le « relativement ». En effet, si l’été nous a offert sa dose de séries bien daubées que j’ai pu allumer sans la moindre vergogne, les séries de l’automne ont globalement su se tenir… ce qui a eu pour effet de ne rendre que plus difficile à faire mon classement trimestriel. Plutôt que de ratages, la saison est pleine de séries pleines de potentiel mais qui loupent leur coup à ça près, et c’est extrêmement frustrant.

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Trêve de généralités toutefois, car si vous êtes ici aujourd’hui, c’est bien pour lire le bilan anime de l’automne 2016. Si toutefois vous étiez à la recherche de la recette des madeleines au clou de girofle, je suis au regret de vous informer que vous n’êtes pas sur le bon blog, et que vous avez des goûts gastronomiques extrêmement particuliers. Pour revenir au sujet, un court rappel des règles : je trie ici les séries de la saison, de la pire à la meilleure, selon des critères extrêmement arbitraires et à peine cohérents. Le classement seul n’a souvent que peu de sens vu que je compare des séries extrêmement différentes, en genre et en format, tout particulièrement cette saison où il y avait une plâtrée de séries courtes. Du coup, lisez le texte plutôt que de vous fixer sur de bêtes nombres.

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Mais le Japon est numéro un, ça c’est fixe.

Pour ma part la règle que je m’impose ne change pas : je ne parle que de séries dont j’ai vu l’intégralité des épisodes sortis cette saison (donc jusqu’au 31 décembre 2016, à quelques exceptions près). Quand je parle de séries de plusieurs cours, je n’évaluerai donc que le cour de cette saison, autant que possible. Et puis notez que si je classe en écrasante majorité des séries télévisées, il se cache dans le classement une série ONA et un TV special (un anime en un seul épisode indépendant diffusé à la télévision japonaise).

Et avant de vous laisser croquer à pleines dents dans le classement, il me faut vous donner quelques fourchettes pour mieux le saisir. Les premières séries jusqu’à la huitième, je vous les recommande sans retenue, du 9 au 26, c’est recommandé mais il y a un « mais », du 27 au 65, c’est pas vraiment recommandé mais ça a de l’intérêt, et au-delà de 66 je dis juste non. Comme déjà évoqué, les séries avec des bonnes intentions mais finalement pas top ont été nombreuses, du coup le classement de la troisième partie du classement est à prendre avec une poignée de sel supplémentaire. Ce sont en fait quasiment toutes des séries qui étaient à une hésitation près de se retrouver dix places plus haut ou vingt places plus bas. Enfin, avant de commencer, l’hommage rituel à celles qui n’ont pas pu être avec nous aujourd’hui.

Les absents

Vous le savez, c’est très désagréable de lire un classement sans savoir si la série qui vous intéresse y figure. Du coup, pour contenter les obsédés du Ctrl+F, je pense qu’il est utile d’évoquer les séries qui ne figurent PAS dans le bilan. Oui parce que ça va plus vite comme ça.

Du coup, parmi les séries ayant commencé cette saison, namedropping j’invoque ton nom, je n’ai pas vu Cardfight!! Vanguard G: Next, ni Yasamura Yasashi no Yasashii Sekai, ni PePePePengiin, ni Kamigami no Ki, ni Ba La La Xiao Mo Xian Zhi: Feiyue Cai Ling Bao, ni Kimoshiba, ni Pittanko! Ni Nekozakana, ni Ohayou! Kokekkou-san, ni Neko no Dayan: Fushigi Gekijou, ni Tama & Friends: Uchi no Tama Shirimasenka?, ni Dochamon Junior 2, ni Nananin no Ayakashi: Chimi Chimi Mouryou!! Gendai Monogatari. Je vous sens bien avancés.

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Pour parler de séries qui intéressent plus de gens, je n’ai rattrapé aucune série déjà en cours que je ne regardais déjà à la saison précédente. Donc référez-vous au bilan précédent pour avoir le détail, mais ça veut dire pas de Moblie Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans 2nd Season, pas de One Piece, pas de Dragon Ball Super, pas de Detective Conan, pas de Yu☆Gi☆Oh! Arc-V, pas de Mahoutsukai Precure!, pas d’Aikatsu Stars!, bref, encore un bilan au manque d’exhaustivité flagrant. Mais un jour, promis, je rattraperai ça, mais ça sera pas la prochaine fois (vu que je vais déjà me faire les Gintama la saison prochaine, et puis en plus j’ai piscine). Mais il est trop tôt pour penser à l’avenir, le bilan attend.

#75: Bloodivores

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Creators in Pack & Namu Animation | 12 épisodes de 24 minutes | Manhua web

Titre Crunchyroll : Bloodivores

Quand on fait de la chronique culturelle, on en vient souvent à évoquer le concept de nullité. Toutefois, plein de séries nulles ont quand même quelque chose pour elles, et on se dit qu’il doit exister des limites même à la nullité. Heureusement, Bloodivores est là pour nous rappeler que les limites sont faites pour être dépassées, et redéfinir ce qu’est la vraie nullité. Pourtant ça démarrait pas mal : le premier épisode de Bloodivores nous parle d’un monde où, il y a quelques décennies, une maladie épidémique a affecté une grande partie de la population, et le traitement de ladite maladie s’est avéré plus problématique que la maladie. Depuis, une partie de la population a développé des syndromes de vampirisme (on les nomme Bloodivores), et est surveillée et contrôlée de près par le gouvernement. Quatre jeunes Bloodivores font un casse dans une banque, ça tourne mal, ils se font pécho, circonstances aggravantes, les voilà condamnés à mort et l’épisode se finit alors que le fourgon blindé qui les transporte se fait arrêter par une unité de bonhommes qui fusille tous les détenus. En un épisode, c’est pas mal, ça pose l’ambiance.

Mais c’est à partir du second épisode que Bloodivores se révèle dans la forme qui sera la sienne jusqu’à la fin de la série. Les détenus sont en vie, les voilà sans raison dans une prison désaffectée avec d’autres prisonniers, et puis des gros monstres sont lâchés dans la prison pour les bousiller tous, et puis en fait il y a des vampires qui ont des pouvoirs magiques. En très très peu de temps, Bloodivores passe d’intriguant à extrêmement cliché et mal écrit, et si seulement c’était tout.

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Pendant que les protagonistes déambulent dans la prison sans but précis, la série ouvre plein de points d’intrigue sans ne jamais rien en faire ni offrir un début de réponse à quoi que ce soit. Mais ça ce n’est pas si grave, parce qu’on fait assez rapidement une croix sur le scénario. Le problème, c’est qu’on fait aussi très rapidement une croix sur la technique, l’anime étant proprement hideux, et sur la réalisation, la série accueillant une des scènes de mort les plus ratées et consternantes que j’aie jamais vu pour un personnage principal. Alors du coup il nous reste quoi ? Les personnages ? Certes non, d’autant que le scénariste s’est senti obligé de rajouter vers le milieu de la série une petite fille dont la seule fonction est de pleurnicher « yayayayayayayayaya » en boucle de façon extrêmement énervante. Mais alors que reste-t-il ? Bah…

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D’habitude j’évite tous les screenshots pas très glorieux, mais ce plan (qui reste plusieurs secondes à l’écran, hein) me fait beaucoup trop rire pour passer à côté.

Vous voyez, Mayoiga c’était drôle comme c’était nul, Qualidea Code aussi. En soit, c’est une forme de qualité. Bloodivores n’a purement et simplement rien pour lui, si ce n’est son opening et son ending. Peu importe le degré d’ironie avec lequel vous pourriez vous équiper pour la regarder, la série n’a strictement rien de bien à offrir à ses spectateurs. J’aimerais dire que Bloodivores est une série nulle à chier à un point qui force le respect, mais franchement, à ce moment-là autant conserver son respect pour autre chose.

#74: Mahou Shoujo Ikusei Keikaku

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Lerche | 12 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre Crunchyroll : Magical Girl Raising Project

Après cette grosse merde qu’était Bloodivores, difficile d’enchaîner sur une série moins fondamentalement nulle. Mais Mahou Shoujo Ikusei Keikaku a quelque chose que Bloodivores n’a pas : le mépris de ses spectateurs. Passons sur le scénario mono-ligne de la série rapidement : c’est l’histoire de seize mahou shoujo qui vont devoir s’entretuer. Au cas où le design de la mascotte ne serait pas un indice suffisant, la série se présente donc comme une espèce de cross-over non officiel entre Danganronpa (ou plutôt Battle Royale, en fait) et Mahou Shoujo Madoka★Magica. Jusque-là, pas de problèmes, mis à part le fait que le design de l’insupportable mascotte de la série me donne déjà la moitié du quart de l’impression d’être pris pour un con.

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Réctification : deux bons tiers de l’impression d’être pris pour un con.

Voyez-vous, comme la plupart d’entre vous, je suis humain, moi aussi je sais apprécier les plaisirs simples de la vie, comme par exemple les pizzas, les draps tous chauds en hiver, ou les jeunes filles innocentes qui se font exploser la tête dans des gerbes de sang. Mais comme pour tout, il y a l’art et la manière. Malheureusement, comme un drap dépourvu de couette ou une pizza sans bouts d’ananas, Mahou Shoujo Ikusei Keikaku est désespérément dépourvu de substance.

Développons. La série, du fait de son rythme assez soutenu, prend très peu de temps pour développer ses personnages ou son univers. Du coup, la bonne idée, on a qu’à développer les personnages juste ce qu’il faut pour que le spectateur aie un minimum d’empathie pour eux, mais seulement quand on en a besoin : c’est-à-dire à l’épisode où ces mêmes personnages doivent mourir. Seulement voilà, le spectateur n’est pas débile, du coup non seulement ça rend la série extrêmement prévisible, mais ça donne vraiment à tous ces personnages un sale goût de chair à canon. La gratuité est totale, et si la série réussit parfois à toucher, elle enchaine immédiatement avec la victime suivante, occultant ainsi parfois complètement la phase de deuil quand un personnage principal meurt, et contribuant à l’impression d’être en train de voir une série documentaire sur la fabrication du boudin magique.

Bon, ok, le développement du scénario est parfaitement transparent de prévisibilité et ce même scénario est très sec, dépourvu de thèmes, d’idées fortes ou de sens, servant juste d’alibi à presser du jus de petites filles, mais à part ça, c’est rigolo, non ? Bah, comme dit plus haut, j’ai moi-même pas de problème avec un peu de violence gratuite, mais là non quoi. Être aussi prévisible c’est déjà un gros problème, mais en plus le truc c’est que la plupart des filles se mettent pas à l’heure avec la situation, ou sont juste trop connes ou faibles, et du coup la plupart meurent de façon extrêmement banale et inintéressante. Dans le même ordre d’idées, la plupart des combats sont sans intérêt. Bref, Mahou Shoujo Ikusei Keikaku est très creux et mal branlé, et c’est pas parce que c’est creux que c’est forcément une bonne idée de mettre plein de tripes dedans.

#73: Soul Buster

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Studio Pierrot | 12 épisodes de 13 minutes | Manhua

Titre Crunchyroll : Soul Buster

En voilà un qui sera moins dur à décrire : Soul Buster est une contrefaçon chinoise de Fate/stay night qui sur-abuse des pires filtres Photoshop du monde. Vous devez vous dire, c’est encore une comparaison foireuse pour donner une vague impression de la série, mais non, c’est très littéralement ce que c’est. Soul Buster est l’adaptation d’un manhua (un manga chinois) où un lycéen se voit conférer par quelque pouvoir supérieur un serviteur qui n’est autre qu’un gender swap d’une figure historique légendaire. Il va combattre d’autres maitres et d’autres serviteurs qui sont eux-mêmes d’autres figures historico-légendaires (en l’occurrence, tous viennent de l’époque des Trois Royaume). Certains sont des archers, d’autres des lanciers, d’autres des grosses brutes, d’autres des sorciers. L’auteur s’est amuser à rajouter des clichés bien daubés par-dessus (genre, on va dire que les héros c’est des êtres élus par une quelconque prophétie).

Quant à l’apparence du bordel, vous pouvez la voir sur les screens. Déjà il y a le filtre qui fait des traits super moches en guise d’ombre, mais en plus il y a ces tâches de couleur immondes qui apparaissent à chaque fois qu’il y a un minimum d’action à l’écran. Le résultat est simplement dégueulasse à regarder. Dites-vous bien que si la série n’est pas encore plus bas dans le classement, c’est non seulement pour son très bon opening interprété par Zwei, mais surtout parce que les épisodes ne durent qu’une douzaine de minutes chaque, ce qui les rend un tantinet plus supportables.

#72: Ame-iro Cocoa in Hawaii

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EMT² | 12 épisodes de 2 minutes | Manga web

Non licencié en France

Les deux premières saisons étaient tout à fait inintéressantes, pourquoi la troisième serait mieux ? Si vous avez répondu « aucune raison », bien joué, vous avez bon ! En effet, dans cette troisième saison d’Ame-iro Cocoa, le patron du café s’en va ouvrir une filiale à Hawaii, et il emmène avec lui un personnage secondaire des précédentes saisons pour gérer l’ouverture du bousin. C’est extrêmement pas drôle et dénué d’intérêt, c’est moche, c’est à mon avis pire que les premières saisons, le copain local du protagoniste a un très vilain faux accent gaijin, et très franchement j’ai bien plus de choses à raconter sur la façon dont je suis arrivé à regarder la série que sur la série elle-même. Et ça serait bien plus intéressant, en fait, je me suis plus amusé à voir des pages web chinoises se charger qu’à regarder la série.

#71: Bishoujo Yuugi Unit Crane Game Girls Galaxy

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Kyotoma | 12 épisodes de 13 minutes | Original

Non licencié en France

Je pense que vous pouvez concevoir à quel point j’attendais cette suite en vous rappelant qu’au printemps, j’avais classé la première série en avant-dernière position, juste devant Mayoiga. Bishoujo Yuugi Unit Crane Game Girls, c’était donc une série courte pas drôle et mal animée en Flash qui parlait de jeunes filles qui jouaient aux attrape-couillons pour protéger la Terre. Imaginez ma joie quand j’ai vu que cette seconde saison aurait des épisodes non pas de quatre minutes, mais de treize. Je vous le donne en mille : je n’étais pas très très heureux.

Alors, quoi de neuf ? Pas mal de choses en fait, puisque maintenant la série se concentre sur l’idée que les protagonistes sont censées être des idols, et leur fait affronter des rivales. Ce n’est toujours pas drôle malgré les tentatives de faire passer un peu d’autodérision, et c’est toujours aussi pas beau. D’un autre côté les chansons (notamment l’ED) sont pas mal, mais ça ne sauve rien, et comme les personnages principaux ont complètement oublié que l’anime était censé parler d’attrape-couillons, ils ont fait de longues séquences bonus pour en faire la promo… mais avant l’ending, parce que ça serait bête que les gens ne les voient pas. Bref, ce n’était pas très bien, et si on pouvait m’éviter une saison 3 avec des épisodes de 24 minutes, j’apprécierais ça fortement.

#70: Gakuen Handsome

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Team YokkyuFuman | 12 épisodes de 4 minutes | Visual novel

Titre Crunchyroll : Gakuen Handsome

Vous connaissez peut-être Gakuen Handsome, c’est cette célèbre série de visual novels parodiant les clichés du genre boys’ love. C’est moche pour de rire, c’est extrêmement outrancier, et après tout pourquoi pas. Du coup, pour rester dans le même ton, l’anime fait exprès d’être très moche, et très très outrancier, et autant le concept faisait que je m’attendais plutôt à aimer, autant je trouve l’anime très peu drôle sauf pour quelques rares scènes (genre le mec qui propose son CV par-dessous son entrejambe, j’ai pouffé). Ils essayent d’en faire toujours plus, et au final je trouve ça juste lourd, et trop perché pour moi. Pour le coup je suis sûr qu’ils existent des gens qui doivent trouver l’anime hilarant, mais il faut vraiment regarder ça au quatre-vingt-dixième degré, et c’est pas quelque chose que je suis capable de faire sans me mettre à baver sur mon clavier, donc pour le bien de ce bilan, ça sera non.

#69: Cheating Craft

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Blade | 12 épisodes de 13 minutes | Light novel

Titre Crunchyroll : Cheating Craft

Dans la famille des séries qui auraient pu être vraiment drôles s’il leur avait pas manqué quelqu’un avec cinq grammes de bon sens pour dire « hey mais vous déconnez là », je demande le petit frère. Cela dit, a priori dans le cas présent la responsabilité est plutôt du côté de l’auteur, mais passons. Cheating Craft, comme son nom l’indique, parle d’une société où les examens sont extrêmement importants et du coup plein d’étudiants se spécialisent dans la triche. Du coup tu te dis qu’on peut avoir une série drôle avec des cancres qui n’ont de cesse de deviser de nouveaux stratagèmes pour choper les réponses.

L’auteur : « hey mais non mec, moi ce que j’ai envie de faire en fait c’est un shounen de baston » . Donc on a des mecs qui se battent avec des stylos qui font du feu ou d’autres techniques incroyables, en sautant sur les bureaux et en tabassant l’examinateur au passage. Alors, peut-être que c’est  comme ça qu’il faut faire et que je suis le seul à pas avoir tiqué (c’était donc ça les traces de pas sur ma feuille d’examen à chaque partiel), mais quand on triche on est pas censés être… discret ? Genre, pas se faire voir par l’examinateur ? Peut-être ou peut-être pas, puisque la série elle-même semble ne pas être sûre des règles à appliquer, des fois l’examinateur peut éliminer des étudiants automatiquement des fois non, je suis à peu près convaincu que ça dépend du cycle lunaire et de ce qu’il y avait à la cantine le midi, mais ce n’est qu’une théorie personnelle.

Vous l’aurez compris, le principal défaut de la série, c’est que son concept, son point d’ancrage à la réalité, est complètement instable et absolument dénué de logique, mais n’allez pas croire que c’est le seul défaut. En effet, la qualité de l’animation est aléatoire, l’humour est horrible, bref, au bout de quelques épisodes la série devient franchement très déplaisante à regarder, et si jamais il y avait des gens qui aimaient, la fin du dernier épisode se chargera de les faire changer d’avis avec un vilain cliffhanger daubé du boule.

#68: Nazotokine

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Tengu Kobo | 12 épisodes de 8 minutes | Original

Non licencié en France

Là aussi un concept qui aurait pu être intéressant, Nazotokine est un anime court qui proposait de jouer avec ses spectateurs en leur proposant de résoudre des énigmes. Le délire c’est qu’on suit une office lady qui se fait à chaque épisode embarquer dans un espace spatio-temporellement pas très clair pour résoudre des énigmes louches en un temps imparti. Les énigmes arrivent à la fin d’un épisode sur deux, et c’est à l’épisode suivant que la solution est donnée. Le problème, c’est que Nazotokine nous rappelle que le contenant est au moins aussi important que le contenu, puisque la série (qui nous offre de longues scènes de slice-of-life avant et après chaque énigme) s’avère super moche, vilainement fanservicieuse, et propose des personnages vraiment relous dont les interactions sont plutôt pénibles à suivre.

Qui plus est, je trouve les énigmes vraiment tendues : elles demandent à ce que le spectateur travaille avec des suppositions rarement claires, la solution étant cachée sous plusieurs couches d’énigmes. J’imagine que c’est le genre de série qu’il aurait pu être intéressant de regarder avec pas mal d’amis malins pour y réfléchir ensemble, mais quand le contenant est aussi peu engageant, bonne chance pour motiver des gens.

#67: Time Bokan 24

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Tatsunoko Production | Trop d’épisodes de 24 minutes (premier cour) | Original

Non licencié en France

Time Bokan est une série historique de la Tatsunoko, qui est restée extrêmement japono-japonaise depuis sa première instance en 1975. Assez peu de gens hors de l’archipel en ont vu ne serait-ce qu’un épisode, moi inclus. La saga raconte donc à chaque fois l’histoire de héros qui vont utiliser des mechas en forme d’insectes pour voyager dans le temps et accomplir leurs objectifs, et vont affronter à chaque épisode un trio facilement identifiable de vilains.

Time Bokan 24 reprend la même formule, l’excuse pour voyager dans le temps étant cette fois-ci de rectifier les erreurs des livres d’histoire en retrouvant la Vraie Histoire. Les vilains, qui travaillent pour l’éditeur des livres d’histoire, vont bien entendu tenter de les arrêter parce que, bah, si l’histoire est rectifiée ça leur fait plein de livres à corriger à la main. L’idée de départ est assez drôle, et les Vraies Histoires font l’effort d’être assez comiques… sauf que ce n’est que très rarement drôle. Par exemple, le premier épisode suggère que Cléopâtre n’était pas une femme mais un couple de très mauvais comédiens nommés Cléo et Patra. C’est aussi consternant à regarder que ça en a l’air.

Le principal problème de la série, c’est qu’elle est effectivement extrêmement japono-japonaise : elle est bourrée de références et de blagues à destination des seuls japonais, et de plein de blagues sont purement intraduisibles. Qui plus est, l’humour tourne pas mal en rond, et à part ça la série est un monster of the week assez gravement dénué d’intérêt. Du coup, si vous n’êtes pas un enfant japonais de 12 ans ou moins, je pense qu’il y a peu de chance que vous accrochiez à la série. Et si vous correspondez à ce public, alors il y a peu de chances que vous soyez en train de lire ce blog.

#66: Shounen Ashibe: Go! Go! Goma-chan

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Bridge | Un paquet d’épisodes de 9 minutes (troisième cour) | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : Shônen Ashibe Go! Go! Goma-chan

On en a déjà parlé dans les bilans de printemps et d’été, Shounen Ashibe est une comédie à destination d’un jeune public qui raconte l’histoire d’un garçon toujours accompagné de son lion de mer de compagnie. Plus le temps passe et moins je trouve la série drôle, malgré quelques rares efforts faits cette saison (la scène de fin de l’épisode 18 qui est assez follement animée, et l’épisode 22 où les animateurs se sont amusés à dessiner de sacrées têtes aux personnages).

#65: Puzzle & Dragons Cross

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Studio Pierrot | Beaucoup d’épisodes de 24 minutes (second cour) | Jeu vidéo

Non licencié en France

Voilà le retour d’une série qui a commencé cet été, et n’a pas exactement eu droit à mes louanges. Ce second cour de Pazudora Cross ne chamboule rien, et continue à nous offrir des combats très artificiels et des personnages de qualité très variable (et un opening de ouf, il faut le rappeler). Ce qui fait que ce cour échappe à la fourchette des séries que je ne recommande pas du tout, c’est qu’on y voit que des efforts sont faits pour développer les personnages à travers des épisodes dédiés et faire un minimum avancer l’intrigue. À part ça la série continue à stagner, avec un vieil épisode récap planqué au milieu, et malgré l’apparition de nouvelles scènes de transformation plutôt cool pour Ace et Lance. Il faudra toutefois faire vraiment progresser l’histoire si la série souhaite décoller du fond du classement dans les prochains bilans. Et ne pas changer l’opening.

#64: Anitore! XX

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Rising Force | 12 épisodes de 4 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Anime de Training! XX

Un an après la sortie de la première série, dont j’avais parlé dans mon bilan de l’automne précédent, Anitore! revient pour tenter de vous faire bouger l’otaku devant votre écran. L’objectif avoué à demi-mot de la série, c’est bien entendu de permettre de regarder de la sacripanne en train se remuer le popotin pour faire travailler ses abdos fessiers. La série fait qui plus est partie de ces délires en vue à la première personne, et tente donc vaguement de vous impliquer.

Anitore! XX vous présente donc plusieurs exercices physiques à travers les démonstrations de ses héroïnes. Ce qu’on ne peut pas reprocher à la série par rapport à son ancêtre spirituel (Issho ni Training: Training with Hinako), c’est qu’elle se fait chier à bien montrer des exercices variés de façon, en les expliquant assez sérieusement. Ensuite, pas la peine de s’en cacher, la série n’est clairement qu’une excuse pour dessiner des nombrils et des filles qui jouissent en finissant une série d’abdos, à tel point qu’on s’aperçoit vite que l’anime a complètement oublié qu’à la base cet entraînement c’était pour qu’elles deviennent idols (et c’est pas plus mal qu’il ait oublié ça). Enfin, le fait que l’anime vous inclue en personnage principal (en vue à la première personne) donne lieu à une conclusion assez consternante, digne des moins bons eroge à harem du marché.

Bref, la série est extrêmement passable, mais au moins elle nous permet de profiter des dessins de Kitazinger sur Twitter qui sont, ma foi, une fort agréable compensation.

#63: 12-sai.: Chicchana Mune no Tokimeki 2nd Season

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OLM | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Glénat (pour le manga, l’anime n’est pas licencié en France) : 12 ans

Je vais une fois de plus faire appel à votre mémoire, puisque 12-sai. est une série dont la première saison est sortie ce printemps. Pour rappel, c’est un shoujo destiné aux petites filles qui parle des premiers émois, de l’arrivée de la puberté et de ce genre de choses. En tant que tel, c’est une bonne initiative à destination des petites filles qui apprécieront sans doute la série (et à raison), mais ça n’empêche pas le tout d’être rythmé comme une exposition au Louvre sur les poils de torse de Michel Drucker. Mais à l’inverse d’une exposition sur la pilosité du présentateur éternel de la Trois, dans le cas de 12-sai., plus vous êtes vieux et plus vous vous y faites chier. Chaque épisode présente un nouveau souci de ces jeunes couples, ce qui en fait une sorte de monster of the week de la romance. La fin est jolie, et c’est une série vraiment intéressante pour une jeune fille, mais il n’empêche que je serais incapable de recommander ça à quelqu’un qui ne fait pas partie du public cible.

#62: Idol Memories

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Seven Arcs | 12 épisodes de 26 minutes (incluant la moitié live action) | Projet musical

Non licencié en France

Je vais vous surprendre, je le sens, en vous annonçant qu’Idol Memories est un énième anime d’idol n’ayant pas grand-chose de particulier à offrir. La série tente pourtant de mettre en valeur une ou deux particularités à elle. En effet, hormis l’intégration du gimmick de la réalité virtuelle au scénario de la série, elle a la particularité d’être une co-production sino-japonaise, et ainsi, une partie des personnages sont d’origine chinoise. Et qu’est-ce que ça change ? Absolument rien.

Le truc original, par contre, c’est que les épisodes de la série sont à chaque fois composés ainsi : une moitié animée, avec le développement de l’intrigue et tout, et une seconde moitié qui montre les seiyuu en train de parler de la série, d’interviewer des membres du staff et de faire d’autres trucs de ce genre. Et le truc, c’est que cette partie est assez clairement plus intéressante que la série à proprement parler, il y a quelques bonnes blagues et deux-trois trucs intéressants à y entendre. Par exemple, à l’épisode 10, il y a un petit reportage au sein de Seven Arcs, où l’on peut voir différents membres du staff en train de bosser (dans l’ordre, on voit l’animation clé, l’intervallisation (tweening), la finition (shiage), la photo, et puis un passage dans la section 3D du studio).

Cela dit on va être honnête, la série est assez jolie et profite de quelques scènes sympa, mais dans l’ensemble elle reste franchement très peu intéressante pour quiconque a déjà vu un anime d’idol dans sa vie. Et c’est finalement un comble de voir une série ainsi intitulée s’avérer aussi peu mémorable.

#61: Monster Hunter Stories: Ride On

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David Production | 48 épisodes de 24 minutes (premier cour) | Jeu vidéo

Non licencié en France

Prêtez bien attention au titre de la série : il est là question de Monster Hunter Stories, et non pas de n’importe quel opus de la série de Capcom. Cette nouvelle série au long cours est donc une adaptation du tout récent RPG à destination d’un plus jeune public, sorti sur 3DS au Japon. La série semble être assez fidèle à l’univers du jeu, et à ses mécanismes très différents de ceux de la série principale : ici, pas question de chasser les monstres, il faut devenir ami avec eux. Plus spécifiquement, le personnage principal, Ryuuto, est un orphelin qui veut devenir le meilleur rider du monde. Et c’est là qu’on voit que Pokémon a vraiment laissé sa patte sur toutes les productions de ce genre, vu que concrètement, dans ce cas, il n’y a vraiment aucun critère par lequel on puisse déterminer qui est le meilleur rider du monde. Peu importe, c’est un réflexe, dans ce genre de série il faut que le héros veuille devenir le meilleur, alors il deviendra le meilleur, peu importe comment.

La série nous montre donc un petit groupe de jeunes riders dans un monde en proie à un mal inconnu. Si je mets la série plus haut que Puzzle & Dragons Cross, par exemple, c’est parce qu’elle a le bon goût de se consacrer plutôt sérieusement à son intrigue. Ensuite, beaucoup d’épisodes sont très peu intéressants, l’animation est loin d’être folle malgré une certaine expressivité des personnages, la mascotte est pire qu’insupportable, les monstres en 3D sont pas très beau et assez mal intégrés dans les jolis décors de la série, le dernier twist du cour est on ne peut plus prévisible, mais malgré tout ça Monster Hunter Stories: Ride On reste une série tout à fait honnête pour un public jeune, et c’est déjà bien.

#60: Lostorage incited WIXOSS

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J.C.Staff | 12 épisodes de 24 minutes | Jeu de cartes à collectionner

Titre Crunchyroll : Lostorage incited WIXOSS

Je ne vous cacherai pas que la série WIXOSS m’a toujours laissé un poil de marbre. Pour rappel, c’est une saga qui tourne autour d’un jeu de cartes dont les règles ne sont jamais expliquées, permettant énormément de facilités d’écriture. Les personnages de la série sont pris dans un mystérieux jeu surnaturel qui fait que si vous gagnez beaucoup de duels un de vos vœux sera exaucé, et que si vous perdez beaucoup de duels il vous arrivera quelque chose de pas très cool. Lostorage incited WIXOSS change les règles de ce méta-jeu : désormais le fait de gagner beaucoup vous permettra d’altérer ou de restaurer certains de vos souvenirs, et le fait de perdre vous en fera perdre.

La série met en scène des amies d’enfance qui se sont perdues de vue : Suzuko, une fille riche, et Chinatsu, dont les parents ont un revenu bien plus modeste. Dès le départ la série s’avère bien plus ancrée dans la réalité que la première série, ce qui est une bonne chose, avec Chinatsu qui se retrouve obligée de bosser comme une dingue parce que sinon elle ne sera pas en mesure d’aller à l’université. Lostorage incited WIXOSS est plutôt pas mal réalisée, et tente de faire passer son ambiance sombre et désespérée à travers quelques thèmes très ancrés dans le réel comme la lutte des classes (l’image de la fille pauvre qui lave les pieds de la fille riche est assez peu subtile dans ce sens), mais aussi la prostitution (métaphorique) de celle des deux filles qui va mal tourner. En effet, la série WIXOSS est connue pour faire énormément de sous-entendus sexuels, notamment dans la façon dont ils font référence aux parties de WIXOSS, du coup quand la fille est engagée par le méchant pour proposer à des gens dans la rue de faire des parties de WIXOSS, c’est sans équivoque que celui-ci joue son rôle de mac. La subtilité peut aller faire un tour à losto.

Et en effet, si la série a bien un gros problème, c’est son écriture. Sans parler de la désormais habituelle facilité d’écriture des combats qui représentent pourtant une grande partie de la série, Lostorage incited WIXOSS est grandement handicapée par des personnages franchement mal écrits, entre Chinatsu qui devient méchante après une mauvaise journée et dont les motivations perdent rapidement toute cohérence, et le méchant qui est une sorte d’Izaya (de Durarara!!) au rabais. Pire, un des personnages a le pouvoir de regarder dans le cœur de ses adversaires, et quand il regarde le cœur du méchant, il ne voit… que des ténèbres. Seigneur Dieu sa mère la pute, êtes-vous sérieusement sérieux ?

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Le truc dommage c’est que non seulement le contexte de départ était pas mal, mais la série est plutôt jolie, et les combats de WIXOSS sont vraiment bien animés, par des animateurs qui semblent avoir vraiment envie d’animer des bons combats. Quel dommage que J.C.Staff ne connaisse pas de licence avec des combats dont ils pourraient adapter une nouvelle saison, hein. Bref, vous l’aurez compris, ce nouveau WIXOSS m’a gavé, et c’est avec un « oooooh putain » que j’ai accueilli la nouvelle d’une seconde saison. Tant pis, je suis quand même assez curieux de voir comment ils peuvent faire une bonne fin originale pour la série après ça.

#59: 3-Nen D-Gumi Glass no Kamen

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DLE | 13 épisodes de 4 minutes | Original (manga)

Titre AB Groupe (pour le premier anime, celui-ci étant pas licencié en France) : Laura ou la passion du Théâtre

Un petit historique s’impose : Glass no Kamen est une série de manga shoujo en cours depuis cinquante ans, et que nous autres connaissons en France seulement sous le nom de Laura ou la Passion du théâtre, de quand AB Groupe a sorti la première série animée en France. Comme le nom français vous l’aura indiqué de façon assez peu subtile, la série se consacre à l’histoire d’une jeune adolescente qui va se trouver une passion pour le théâtre, et se faire remarquer par une célèbre ex-actrice qui va l’entraîner strictement pour incarner le rôle principal extrêmement complexe d’une pièce légendaire qui n’a plus été jouée depuis des années.

La série compte aujourd’hui 49 volumes et est une légende du genre. Vous ne le savez pas mais vous y avez déjà vu plein de références. Par exemple, si vous vous représentez un personnage féminin qui prend une position très dramatique, avec les yeux blancs, la bouche ouverte et les cils très prononcés, bingo, c’est une référence à Glass no Kamen.

Du coup pour fêter les cinquante ans de la série (dont l’histoire est toujours bloquée dans les années 70, du coup), voici venir une série originale où les personnages de Glass no Kamen se retrouvent transportés dans le monde contemporain et vont devoir, à travers le théâtre, rallumer la flamme de la passion dans le cœur de nos contemporains. Le résultat est une série courte réalisée dans une 3D d’un goût extrêmement discutable, où la scénariste fait des blagues très absurdes parodiant les tics de la série. C’est parfois un peu drôle, mais pas si souvent que ça, désolé pour la #PASSION.

#58: Dream Festival!

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Bandai Namco Pictures | 12 épisodes de 24 minutes | Jeu smartphone

Titre Crunchyroll : DREAM FESTIVAL!

Pas si magouilleuse mais franchement malvenue, Dream Festival! est, de premier abord, une série qui fait dans le cumul des mandats daubés : c’est une adaptation de mobage ET un anime d’idol, qui EN PLUS prend pour seiyuu des idols dont ça n’est clairement pas le taf. Et pourtant, Dream Festival! est une série étrange, qui alterne de purs moments de consternation avec quelques épisodes franchement pas mal écrits. Mais le problème c’est que, dans cette histoire d’idols dont se vous épargnerai poliment le synopsis, la plupart de ce qui est présenté sonne faux.

Et ce, à commencer par le jeu d’acteur de l’immense majorité des seiyuu, navrant dans ses meilleurs moments. Et c’est pas comme si les mecs avaient été sélectionnés pour leur talent de chant non plus, la plupart des chansons ne sont pas bien. Par ailleurs, l’anime ne se gêne pas pour introduire au chausse-pied d’acier des éléments du mobage dans la série : du coup, au début de chaque concert, les idols reçoivent du public des cartes qui représentent des costumes, costume qu’ils porteront pour la danse. C’est terriblement ridicule, d’autant que les costumes sont tous absolument repoussants. Je pourrais faire la liste des défauts de Dream-Fes! mais je n’en aurais pas fini de sitôt, donc on va enchaîner. Il n’empêche que la série profite de quelques épisodes à l’écriture étonnamment judicieuse, ce qui lui vaut cette très relativement haute place dans le classement.

#57: Oku-sama ga Seitokaichou!+!

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Seven | 12 épisodes de 8 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Okusama ga Seitokaichô!+

Sortez votre calculette Weight Watchers messieurs et mesdames, car on entre dans le gras. Oku-sama ga Seitokaichou! est une comédie romantique très ecchi dont les inspirations sont on ne peut plus claires. Si vous avez déjà lu du To Love-Ru Darkness, vous aurez déjà vu presque tout ce qu’Oku-sama ga Seitokaichou! peut faire de bien, entre guillemets. Petit synopsis : l’histoire est celle de Hayato, vice-président du conseil des élèves de son bahut. La présidente de ce conseil se nomme Ui, et elle s’est faite élire en prônant une politique de libération des mœurs du lycée, ce qui est plutôt cool, après tout. Le truc, c’est qu’Ui est en fait la promise de Hayato, et que comme convenu par leurs parents respectifs, les deux vont devoir se mettre à vivre ensemble en tant que mari et femme. Lewd ensues.

Pour moi, la seule vraie qualité de la série, c’est les moments où Ui se perd un peu mentalement, la chibi-isation qui s’ensuit étant toujours très charmante. À part ça, la série semble avoir la même notion de l’érotisme qu’un camionneur texan moyen : des nichons partout, des tétons partout, des doigts dans le flibididou, tout (enfin, presque) est autorisé. Oku-sama ga Seitokaichou! semble ne jamais savoir où la différence est entre ce qui est érotique et ce qui est juste trop, et je ne vous surprendrai probablement pas en vous apprenant que c’était à la base un manga hentai, avant que son auteure (eh oui !) ne le reboote sous la forme d’une série ecchi.

Qui plus est, les personnages de la série ne sont pas terrible, notamment le personnage principal qui semble considérer que les capotes c’est sale (pas en soi, juste parce que ça a une connotation sexuelle), ou encore la rivale amoureuse extrêmement relou qui reproche au protagoniste son comportement inapproprié cinq minutes avant de lui faire l’étalage de ses fruits et légumes à elle. Bref, Oku-sama est une série ecchi mal branlée, et si elle est effectivement parfois excitante, je dois l’admettre, on se souviendra sans doute plus de la très étrange scène où Hayato colle un suppositoire à Ui en rigolant qu’en retirant son pantalon.

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Je vous laisse deviner ce que vous êtes en train de voir.

#56: Regalia: The Three Sacred Stars

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Actas | 13 épisodes de 24 minutes (8 derniers épisodes) | Original

Titre ADN : Regalia The Three Sacred Stars

Je vous en avais parlé au précédent bilan, Regalia: The Three Sacred Stars est une série ambitieuse d’un studio qui depuis plus de cinq ans semble être incapable de gérer correctement un projet. Comme diraient nos amis outre-Manche, qu’est-ce qui pourrait possiblement aller faux. J’avais d’ailleurs suggéré dans ce bilan qu’Actas devait être tout de même être en sécurité grâce au succès de Girls und Panzer der Film, mais il s’avère que, encore une fois, à cause de leurs problèmes de gestion de projet et d’un comité de production méchamment pingre, ils ont finalement plus perdu d’argent qu’ils n’en ont gagné dessus. Du coup, quand on sait que cet automne ils devaient finir leur Regalia tout en animant une nouvelle série, alors que ça faisait quatre ans qu’ils n’avaient pas sorti une série télévisée, il était difficile de voir Actas autrement que comme un train sur le point de dérailler. Et malheureusement, le multi-track drifting n’a pas eu lieu.

Donc pour rappel, la série parle d’une reine qui vit avec sa grande-sœur-loli-éternelle-invocatrice-de-gros-mecha, et qui va tenter de repousser une menace qui plane sur la nation. Le scénario ne présente finalement que peu d’intérêt, donc l’atout principal de la série était plutôt le fait que c’était un anime de mecha en 2D, une denrée rare en 2016. Malheureusement, les quelques mois de pause forcée de la série n’auront pas permis de rectifier les problèmes structurels de la production, et la technique s’effondre assez rapidement. Les derniers combats sont qui plus est assez confus, et j’ai finalement pris assez peu de plaisir à voir la série. En somme, Regalia: The Three Sacred Stars était un projet intéressant mais qui n’aura pas survécu à ses trop grandes ambitions, et ses lolis-mechas n’y changeront rien.

#55: Ajin 2nd Season

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Polygon Pictures | 13 épisodes de 25 minutes | Manga

Titre Netflix : Ajin : semi-humain

J’ai omis d’en parler en introduction du billet, mais l’automne est aussi la saison des suites. Entre les séries du début de l’année qui s’offrent un second cour et les séries plus anciennes qui reviennent pour un tour, la saison est du coup très adéquate pour conclure l’année, puisqu’elle permet de revenir sur des séries qui ont l’ont ouverte, l’année.

Et du coup voici Ajin, qui nous revient de l’hiver, où il avait eu le droit à une généreuse vingt-et-unième place. Si vous n’arrivez pas à replacer la série, je vous enjoins à lire le billet que j’avais consacré au très bon manga dont est tirée la série de Polygon Pictures. Du coup, quoi de neuf à la seconde saison ? Pas grand-chose, puisque Ajin 2nd Season conserve les défauts de la première saison, et se propose d’offrir une conclusion inédite à la série. Le problème c’est que si le manga de Gamon Sakurai est franchement bien écrit, les modifications qu’y apporte l’adaptation sont rarement judicieuses.

Cette nouvelle saison est du coup riche en incohérences variées, avec une conclusion qui, si elle est en fait plutôt crédible, m’a paru très décevante. Alors au final, que restera-t-il de l’Ajin de Polygon ? Eh bien toujours la bonne bande son de Yugo Kanno et la très bonne performance d’un de mes seiyuu préférés, Houchuu Ootsuka, dans le rôle de Satou. Et puis, si on parvient à passer outre la qualité toute relative de la 3D de Polygon Pictures et les bêtises dont est parsemé le scénario, Ajin reste un divertissement plutôt honnête. Mais bon, à choisir, pourquoi ne pas simplement lire le manga ?

#54: Long Riders!

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Actas | 12 épisodes de 24 minutes (10 premiers épisodes) | Manga

Titre Daisuki : Long Riders!

Je vous ai parlé il y a à peine cinq paragraphes de là des difficultés du studio Actas. On est donc repartis pour un tour vu que Long Riders!, c’est leur série de l’automne dont la production aurait sans doute été bien plus facile si Regalia: The Three Sacred Stars ne s’était pas pris les pieds dans le planning cet été et qu’il n’avait pas fallu en terminer la moitié des épisodes en urgence pendant l’automne. Pourtant, Long Riders! est un projet moins ambitieux : les véhicules sont en 3D, le mouvement y est plus restreint, bref, aucune raison pour que ça merde. Si ?

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Long Riders! parle d’Ami, une jeune fille malhabile qui va se mettre au vélo avec d’autres étudiantes (et non, pas des lycéennes, elles sont toutes à la fac). Du coup, elle va découvrir le plaisir de se balader les cheveux au vent en deux-roues, comment on entretient un vélo, quels sont les différents types de vélos, et puis elle va commencer à faire un peu de vélo sportif. Fait : les premiers épisodes font montre d’une plutôt bonne réalisation. Problème : Regalia n’y est probablement pas pour rien, mais le studio ne parvient pas à suivre le rythme et la technique saute très vite. Solution : on met un récapitulatif après l’épisode 4 (QUATRE), et puis on repousse les deux derniers épisodes à février. Cela dit l’épisode 10 pourrait en fait assez bien conclure la série, donc ce n’est pas si problématique.

Mais ces problèmes de planning et d’animation ne sont pas les seuls dont souffre la série, car dès le départ Long Riders! se pose comme une série plutôt lente, avec des personnages auxquels j’accroche peu malgré l’agréable tendance d’Ami à avoir des pupilles en forme de cœur. C’est des fois un peu drôle, des fois un peu fan servicieux, mais c’est surtout généralement chiant comme une photo du versant sud du mont Ventoux.

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Wouhou.

#53: Ao Oni The Animation

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Studio Deen | 13 épisodes de 3 minutes | Jeu vidéo

Titre Crunchyroll : Aooni – The Animation

Au cas où le nom ne vous dise rien, Ao Oni est un jeu d’horreur indépendant, connu principalement pour l’étrange faciès de son antagoniste éponyme. On y suit un des quatre adolescents composant ce groupe d’amis qui se sont perdus dans un manoir, avec une esthétique que je qualifierais sans honte de RPGMakerCore. Je vous avoue que j’ai testé le jeu par acquis de conscience,  mais j’ai très vite arrêté, non seulement parce que ça me saoulait mais aussi parce que je suis une gigantesque flipette. C’est comme ça.

Le jeu s’est révélé extrêmement populaire, et depuis le Japon en a fait des light novels, un manga, un film live (!!!), et maintenant une série animée. Mais plutôt que d’en faire une bête adaptation, les producteurs se sont dit que ça serait une bonne idée d’en faire une comédie. Et, bien que la place de la série dans ce classement ne le laisse pas entendre, c’est effectivement plutôt une bonne idée. On suit donc dans la série les quatre adolescents qui vivent et survivent tant bien que mal dans le manoir, avec les Ao Oni.

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La série est en fait plutôt destinée à ceux qui ont fait le jeu (en entier), puisqu’elle est bourrée de références aux événements de celui-ci. Même sans avoir fait le jeu, il est assez amusant de voir les différentes idées que l’anime trouve pour parodier le jeu, sans oublier les morts assez graphiques des protagonistes à chaque épisode. Rassurez-vous, on n’est pas du tout au niveau d’un Happy Tree Friends (une série que je croyais morte depuis longtemps et qui est en fait toujours en cours, quel est le nique). Malheureusement, je trouve la série pas spécialement drôle, et finalement il y a assez peu d’épisodes qui me restent en tête. Toutefois, si l’humour noir est quelque chose qui vous parle (et j’en suis pourtant d’habitude un gros client), n’hésitez pas à tenter le coup pour voir.

#52: Getsuyoubi no Tawawa

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Pine Jam | 12 épisodes de 12 minutes (ONA) | Série d’images

Non licencié en France

Comment expliquer ce qu’est cette série sans me faire traiter de tous les noms ? Tentons de faire l’historique. Originellement, Getsuyoubi no Tawawa est une série de dessins publiés sur Twitter par Kiseki Himura, qui est notamment connu pour l’adaptation en manga de Sword Art Online: Progressive. Getsuyoubi signifie « lundi », et en effet l’auteur publie une nouvelle illustration chaque lundi. Tawawa, lui, est un adjectif désignant les branches chargées de fruit, qui penchent et oscillent. Je vous laisse relier les points tous seuls.

Oui, bon, Getsuyoubi no Tawawa se propose à la base comme une sorte d’anti-stress au format PNG, pour commencer la semaine d’un bon pied en regardant une demoiselle fortement pourvue et fort bien dessinée, mise en scène dans une situation quotidienne plus ou moins crédible. Les images sont dépourvues de dialogues, l’idée étant purement de juste profiter de la vue.

L’anime tente d’adapter la chose en remplissant les trous entre les différentes situations illustrées dans les dessins de Himura. On y suit donc deux personnages. D’une part, on a Ai-chan, une lycéenne qui rencontre un beau jour à la station de métro un salarié un poil dépressif, en lui rentrant dedans de toute la force de son poitrax. Ils apprennent à se connaître à l’hôpital où celui-ci se remet de sa concussion cérébrale, et à partir de là les deux vont apprécier la compagnie de l’autre chaque lundi matin dans le métro. Ai apprécie la retenue et la gentillesse de l’homme, tout en étant tout à fait consciente de ses attributs, ce qui permet des situations… intéressantes. L’autre personnage est une jeune employée un peu ingénue qui va lier une relation assez complice avec un senpai de travail.

Getsuyoubi no Tawawa est donc une série ecchi qui cherche en bonus à réchauffer un peu le cœur des célibataires endurcis en mettant en scène de jeunes filles bienveillantes et bien pourvues, permettant et encourageant le self-insert. Il est évident que l’anime demande de ranger son compas moral dans sa trousse morale, mais en soi Tawawa est une petite série que je trouve plutôt bien finie, parfois assez drôle, parfois assez charmante, et avec un érotisme beaucoup beaucoup mieux maîtrisé que celui d’un Oku-sama ga Seitokaichou!, reposant du coup plus sur des situations et des dialogues que sur de la bête nudité (nudité qui est d’ailleurs très peu présente dans la série). Bien entendu, l’anime rencontre vite ses limites, et je trouve ses plans sur les seins un poil trop insistants, mais à part ça je trouve que dans une industrie de l’animation où les ecchi se contentent bien souvent de flasher du téton et de la nudité à tout va pour attirer le chaland, Getsuyoubi no Tawawa se présente comme un assez bon produit de son genre, sans même avoir besoin d’afficher le moindre petit bout couleur chair.

#51: Nyanbo!

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Shirogumi | 26 épisodes de 5 minutes (premier cour) | Original (manga)

Titre Crunchyroll : Nyanbo!

Vous le savez probablement déjà, mais le manga Yotsuba to! n’aura selon toute probabilité jamais d’adaptation en anime. C’est dommage mais c’est ainsi. La raison est que Kiyohiko Azuma, l’auteur, a déclaré il y a quelques années sur feu son blog qu’il pensait qu’il n’était pas possible d’adapter fidèlement l’esprit de son manga pour le petit écran, donc à moins de trouver un réalisateur à qui il fasse assez confiance, on a peu de chances de voir Yotsuba parler et bouger à l’écran. Du coup, jusqu’à nouvel ordre, Nyanbo! sera ce qu’on a de plus proche d’une version anime de Yotsuba to!, et d’ailleurs on voit Yotsuba dans l’ending, donc c’est presque pareil.

Nyanbo! n’adapte pourtant pas le manga, puisqu’il met juste en scène une race de chats robotiques extraterrestres inspirés du Danbo, le fameux faux alien en carton du manga. L’idée, c’est que ces Nyanbo se sont crashés sur Terre, et sont à la recherche de pièces détachées pour réparer leur OVNI. La particularité de la série est qu’elle met en scène des personnages en CG dans des environnements réels filmés. L’intégration est généralement excellente et la 3D exempte de reproches, même si dans certaines situations, notamment quand les Nyanbo interagissent avec un vrai chat, on voit bien que les deux ne vivent pas dans le même univers.

Malheureusement, Nyanbo! est une série assez chiante, avec un humour plutôt faible, à destination surtout d’un jeune public. C’est bien dommage, parce que je trouve la démarche non seulement très réussie d’un point de vue graphique, mais aussi vraiment cohérente du point de vue du sens. En mettant en scène le monde réel et les Nyanbo dans diverses situations, Nyanbo! montre un certain amour du monde qui nous entoure, et une capacité à s’amuser de tout, deux choses qui font partie de l’essence même de Yotsuba to!. Mais alors que j’aime beaucoup Yotsuba to!, j’ai trouvé Nyanbo! chiant comme la pluie. Pourtant c’est beau, la pluie.

#50: Bonobono (2016)

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Eiken | Plein d’épisodes de 6 minutes (troisième cour) | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : BONO BONO

Troisième cour pour les aventures d’une loutre et de ses amis de la forêt, et ce n’est pas sans déplaisir que je retrouve encore la série, loin de là. Une fois de plus, on y trouve des épisodes qui présentent de petits gags rigolos et quelques réflexions étonnamment censées, le rendant plaisant à regarder pour les enfants comme pour les adultes. Personnellement, ça m’amuse vraiment de trouver des messages un peu cachés dans des séries kodomo, et puis même au-delà de ça, la série est souvent plutôt drôle. Dans ce cours en particulier vous pourrez trouver des révélations, des trahisons, des stratagèmes et un peu de caca, et ça c’est forcément la marque d’une grande série.

#49: Koneko no Chii: Ponponra Daibouken

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Marza Animation Planet | Pas mal d’épisodes de 13 minutes (premier cour) | Manga

Titre Amazon Prime Video : Chi’s Sweet Adventure

Vous avez sans doute déjà entendu parler de Chi’s Sweet Home, ce très populaire manga en couleur de Kanata Konami mettant en scène les aventures d’une petite chatonne. Si vous aimez les chats c’est sans doute un indispensable, perso je suis plutôt chiens mais je trouve quand même le manga assez amusant. La série a eu le droit à deux adaptations successives longues d’une centaine d’épisodes chaque par le studio Madhouse. Cette nouvelle série crée une nouvelle continuité dans le très touffu Chiverse, en commençant après le déménagement de la famille Yamada.

Et la principale nouveauté qui vous aura directement sauté aux yeux, c’est bien entendu le fait que la série soit en 3D. Mais à l’instar des chasseurs, il y a la bonne et la mauvaise 3D, et Koneko no Chii: Ponponra Daibouken, en l’occurrence, nous offre une 3D tout ce qu’il y a de plus respectable. Hormis l’admirable expressivité du modèle de Chi dans la série, je tiens à faire remarquer quelque chose de très important qui est trop souvent oublié : l’espace. C’est dramatiquement bête à dire, mais l’animation 3D oblige à positionner les éléments d’une scène dans un espace tridimensionnel, là où l’animation 2D se contente souvent d’environnements un peu éthérés où la position dans une pièce importe peu. Pour être plus concret, dans Ponponra Daibouken, quand un personnage finit à un endroit précis d’une pièce dans une scène, il repart du même endroit à la scène suivante. Ça semble tout bête dit comme ça, mais ce simple fait donne à l’espace de la série de la substance, et donne à un anime qui est pourtant structuré par gags une certaine fluidité bien appréciable.

C’est très plaisant, mais malheureusement ça ne suffit pas, puisque je trouve la série assez peu drôle, à l’exception de quelques scènes dont l’excellent gag sur la vie nocturne des chats de l’épisode 11. En même temps, comme dit plus haut je ne suis pas forcément le meilleur des clients pour la série. D’ailleurs il faut que je rachète du Kwiskas, tiens.

#48: Sousei no Onmyouji

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Studio Pierrot | 50 épisodes de 24 minutes (troisième cour) | Manga

Titre Crunchyroll : Twin Star Exorcists

La série du studio Pierrot se poursuit avec un troisième cours et poursuit sa progression descendante à chaque classement (la série était #18 au printemps, puis #31 en été). Pourtant ce n’est pas nécessairement que la série a empiré. En effet, l’assez mauvais arc filler entamé au précédent cour prend ici enfin fin, et un nouvel arc filler plus intéressant démarre à sa place. Mais à ce moment je me suis posé la question : est-ce vraiment du filler ? Je pense que non. Dès le départ la série était assez peu fidèle au manga, et vu que le nouvel arc original n’est pas fini et que le prochain cour devrait être le dernier, je pense qu’il y a assez peu de doutes à avoir : l’anime n’a absolument aucune intention d’adapter le manga, elle fait son propre truc et s’en contente bien.

Certes, la transition entre les deux arcs se fait assez péniblement, certes la scène avec la basara gyaru est post-gênante, certes le tout est assez lent, mais la série se reprend un peu sur la fin, et fait un peu plus avancer la relation de Rokuro et Benio, ce qui est déjà pas mal, et puis je continue à profiter de la très bonne bande son à chaque épisode vu qu’elle n’est toujours pas sortie dans le commerce. Dans l’état actuel, je ne peux franchement pas recommander la série à qui que ce soit, mais en tant que shounen nunul, je trouve Sousei no Onmyouji assez sympathique (dans le sens où les personnages me sont sympathiques), et c’est surtout pour ça que la série à le droit de se retrouver au-dessus de la cinquantième position.

#47: Mahou Shoujo Nante Mou Ii Desukara. 2nd Season

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Pine Jam | 12 épisodes de 4 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : Mahô Shôjo Nante Môiidesukara (Saison 2)

Vous vous rappelez peut-être de cette série courte qui rend fous tous les spécialistes auto-désignés de la romanisation (je ne sais pas quelle romanisation est la bonne, mais je peux dire que celle de Crunchy ci-dessus est facilement la plus moche). Cet hiver, j’avais classé la série en plein milieu de classement, une place à laquelle elle appartient clairement, en tant que série plutôt mignonne et vaguement rigolote. Avec cette saison je me suis rendu compte d’un fait que je n’avais pas forcément relevé cet hiver : c’est que la série est quand même pas mal jolie, parcourue çà et là de cuts riches en vie, avec des personnages et des effets un peu élastiques. Et en effet, la nouvelle saison amène elle aussi son lot de cuts cool, avec notamment un épisode tout à fait gratuit consacré à une baston entre le père de l’héroïne et un gros monstre qui représente les lois du travail qui veulent l’empêcher de travailler ses 98 heures hebdomadaires. Oui, moi aussi j’ai bugué sur le concept, mais bon l’idée du personnage du papa de l’héroïne, c’est que c’est un bourreau de travail qui veut bosser le plus possible, donc bon.

Du coup c’est une seconde saison au niveau de la première, avec ce que ça implique de magical girls sans véritable but qui font des trucs mignons ensemble et qui maltraitent leurs mascottes. C’est sans conséquence, mais ça se regarde pas mal.

#46: Brave Witches

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Silver Link. | 12 épisodes de 24 minutes | Orignal

Titre Crunchyroll : Brave Witches

Et là on en arrive à une série importante donc il est essentiel de faire un petit rappel historique. Brave Witches est en effet un spin-off de la série Strike Witches, un projet multimédia qui a donné notamment lieu à quelques OVA, deux séries et un film, côté animation. On y retrouve une vraie fausse Europe en pleine vraie fausse Seconde Guerre Mondiale. Pas de nazis toutefois, puisque les opposants sont les Neuroi, une force extraterrestre sur laquelle on ne sait pas grand-chose et qui envahit l’Europe sans même dire bonjour ni merci. Coup de bol pour l’humanité, dans ce monde la sorcellerie existe, et à l’aide de réacteurs magiques spécialement développés, de jeunes sorcières peuvent voler à travers les airs pour combattre la menace, mitraillette à la main et coup de vent entre les cuisses. Oui parce que la particularité la plus connue de la série est sans nul doute son chara-design, qui n’a rien prévu niveau pantalons et jupes. Du coup les filles se baladent culotte au vent, histoire de pouvoir à tout instant enfiler leurs réacteurs. Car c’est aussi ça, la guerre.

Voilà le topo. Dans ce spin-off, on suit Hikari Karibuchi, une jeune sorcière qui va se retrouver par un certain concours de circonstance dans la 502ème unité de combat, les Brave Witches, à la place de sa sœur, en Europe de l’Est, pour lutter contre un nouveau nid de Neuroi. Je retrouve dans ce spin-off un peu de la première saison de Strike Witches : on a la jeune héroïne qui arrive dans une unité déjà formée et qui est généralement bien accueillie mais rencontre aussi une sorcière qui lui est hostile pour une raison à la con, ce qui entraîne un peu de drama plutôt relou.

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Toutefois, Strike Witches avait la responsabilité d’introduire à ses spectateurs l’univers de la série et ses personnages, ce qui faisait qu’au final la série manquait un peu de liant. À l’inverse, Brave Witches fait des efforts pour construire une intrigue un peu plus complète, tout en oubliant de présenter dignement une bonne partie de son casting. Du coup, quand j’ai vu le dernier épisode de la série, j’ai vu des filles dont j’avais complètement oublié l’existence. À trop se concentrer sur l’histoire des sœurs Karibuchi (qui tourne de façon très prévisible au drama nunul vers la fin), et sur la bromance au féminin que Hikari va développer avec Kanno, on en oublie de donner suffisamment de vie à la plupart des personnages, pour un résultat que je trouve un peu creux. Mais Brave Witches a un autre problème vraiment gênant, c’est son animation, et plus précisément ses phases aériennes majoritairement en 3D très mal intégrée. Si l’intérêt des premières saisons n’est pas dans leur animation (encore que, ça dépend), la 3D de Brave Witches nuit à l’intérêt des combats, et c’est encore une fois bien dommage.

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Heureusement il reste de la série le développement du personnage principal, qui s’avère être une sacrée battante. J’ose espérer que Brave Witches aura son Brave Witches 2 comme Strike Witches a eu son Strike Witches 2 : une suite qui se sert de ce que la première série a mis en place pour en faire quelque chose de vraiment fun.

#45: Touken Ranbu: Hanamaru

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Doga Kobo | 12 épisodes de 24 minutes | Jeu browser

Titre Daisuki : TOUKEN RANBU HANAMARU

Coïncidence amusante, il y a plein de ponts à faire entre Brave Witches et Touken Ranbu: Hanamaru. Je pourrais faire la transition entre les filles de Brave Witches qui sont censées faire référence à des pilotes de la Seconde Guerre Mondiale et les garçons de Touken Ranbu qui sont censés représenter tout un tas d’épées connues, mais non. Je vais plutôt faire la transition ainsi : là où Brave Witches souffre de ne pas assez présenter ses personnages, Touken Ranbu: Hanamaru souffre d’en présenter trop.

Pour rappel, Touken Ranbu c’est donc ce free-to-play pour navigateurs internet façon Kantai Collection où vous devez collectionner des lames japonaises renommées, incarnées par toute une galerie de beaux garçons. Et si vous recrutez ces garçons fort aiguisés, ce n’est pas pour les accrocher au mur, mais pour les envoyer combattre de vilains monstres qui en veulent à l’ordre établi des choses et tentent de changer l’histoire en remontant dans le temps pour buter des gens. On la fait courte : c’est TimeSplitters avec des bishounen. Chose originale, le jeu a le droit dans un laps de temps assez court à deux adaptations en anime différentes : celle-ci, par le studio Doga Kobo (connu et reconnu pour sa maîtrise des slice-of-life), et une autre pour le printemps par le studio ufotable (connu et reconnu pour sa maîtrise de l’action et ses fréquents abus niveau photographie).

Du coup, bien logiquement, cette première adaptation est plus orientée slice-of-life, avec des garçons-épées qui passent leur temps à ne pas faire grand-chose, à boire du thé et à regarder les fleurs. J’en reviens donc enfin à ce que je disais au départ : la série a un gros problème, c’est qu’elle a beaucoup trop de personnages. En effet, les bishie-lames qu’on voit apparaître progressivement dans la série puis revenir de façon récurrente sont au nombre de 47 (QUARANTE-SEPT). Certes, il y a deux personnages principaux parmi tous ceux-là, avec une petite intrigue autour d’eux qui servira de fil rouge à la série, mais tout de même, il faut pas oublier qu’à partir du moment où ils apparaissent à l’écran, ils apparaissent tous dans chaque épisode subséquent. Ça fait plus de personnages que dans Mayoiga, ce qui est un assez bon indicateur pour nous permettre de dire que c’est beaucoup trop.

En effet, la série tente d’en présenter la plupart, ce qui fait beaucoup de temps consacré à découvrir des personnages dont je ne retiendrai jamais le nom. Mais l’autre problème, c’est que même s’il y avait moins de personnages, ça n’en ferait pas une vraiment bonne série, puisque les phases slice-of-life sont, comme je l’ai déjà laissé entendre, rarement palpitantes. Et si les scènes de combat bénéficient souvent d’une assez bonne animation, le tout reste pas passionnant à suivre. C’est joli, c’est plutôt bonne ambiance, ça se regarde sans déplaisir, mais c’est tout.

#44: Trickster: Edogawa Ranpo « Shounen Tanteidan » yori

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TMS Entertainment & Shin-Ei Animation | 24 épisodes de 23 minutes (premier cour) | Original (roman)

Non licencié en France

Parce que c’est pas tout d’être joli, encore faut-il avoir quelque chose qui vaille la peine d’être raconté. Et si Trickster n’est certes pas joli, il donne au moins l’impression d’avoir quelque chose à raconter. Pour citer les mots de l’ami Zali Falcam, Trickster est une autre série d’Edogawa-xploitation, puisque comme l’indique le sous-titre de l’anime, la série s’inspire librement d’une œuvre du prolifique auteur japonais. Pour rappel, à chaque fois que vous croisez dans un manga ou un anime un voleur aux vingt visages (ou plus), ou un inspecteur dont le nom ressemble à « Kogorou Akechi », vous avez affaire à quelque chose qui fait allusion à son œuvre, et nombreux sont ceux à s’être inspirés de lui, de CLAMP à Junji Ito, en passant bien entendu par Goushou Aoyama (auteur de Detective Conan). Et vu que je viens de découvrir l’anecdote, je partage : saviez-vous qu’Edogawa Ranpo est un pseudonyme faisant référence à un auteur qui l’a grandement inspiré ? Un indice en bas de votre curseur : si je reformule le nom en « Edoga Waran Po » , ça vous évoque quelqu’un ?

Bref, Trickster est tout de même une histoire originale prenant place dans un monde futuriste. On y découvre un jeune garçon passablement amnésique qui cherche à mourir mais n’y arrive pas car il est protégé inconsciemment par un champ de force impénétrable. Celui-ci va être recruté par une agence de détectives, sous prétexte de l’aider à trouver une façon de mourir. À partir de là la série développe à la suite plusieurs petites affaires que les détectives vont devoir tenter de résoudre. Les affaires varient en intérêt comme la réalisation de la série varie en qualité. L’anime est assez peu joli, certains trucs sont franchement mal écrits (notamment ce qui ensuit de l’arc du grand frère de Hanasaki), mais globalement tout ce qui relève du fil rouge de la série est assez intéressant. Si ce cour-ci était présenté seul, j’aurais probablement mis la série bien plus bas dans le classement, mais en me basant sur ce que j’ai vu, j’ai le pressentiment que le second cour relèvera l’intérêt du tout. Bien entendu je peux me planter complètement, et j’imagine d’ailleurs que le second cour n’ira pas en s’arrangeant niveau technique, et d’ailleurs je suis censé juste juger sur le cour actuel. Mais que voulez-vous, la capacité à créer l’intérêt est, elle aussi, une qualité plus que légitime.

#43: Fate/Grand Order: First Order

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Lay-duce | 1 épisode de 74 minutes (Special) | Jeu smartphone

Titre Wakanim : Fate/Grand Order – First Order

Un petit entracte avant de continuer : j’aime pas les mobage (un autre nom pour les jeux smartphone). Ça pourrait être une question de principe, vu que je suis un fan de console portables, ça pourrait être parce que mon smartphone est un peu vieux, mais même pas. J’ai installé le jeu Love Live! School Idol Festival qui m’avait l’air top, j’ai fait le tuto, et je n’y ai jamais retouché. J’ai traversé l’enfer pour installer Fate/Grand Order sur un émulateur Android placé sur une partition d’un disque dur en contournant je ne sais pas combien de couches de sécurité à la con, j’ai commencé l’intro et j’y ai jamais retouché. J’ai installé tout un tas de jeux obtenus par des indie bundle sur mon téléphone, et je n’y ai jamais touché. Physiquement, je préfère me faire chier que de jouer à un mobage. C’est compliqué. Du coup quand on a annoncé un TV special pour Fate/Grand Order, j’étais content, ça allait me permettre de voir de quoi ça parle sans avoir à refaire joujou avec des partitions.

First Order est donc une adaptation d’une bonne heure, du prologue de F/GO. On y voit le personnage principal et une jeune scientifique nommée Mash Kyrielight, au sein d’un centre de recherche dédié à la protection d’une humanité en proie à la destruction, par le biais de la résolution d’anomalies temporelles. En gros.

First Order est en fait purement une introduction au jeu. Le special commence sur un peu d’infodump pas inintéressant, puis enquille sur le cœur de l’intrigue. C’est plutôt bien rythmé, et, qui plus est, un des personnages principaux de First Order est mon underdog préféré : Cu Chulain. Il est d’ailleurs fort triste de constater que celui-ci ne parvient à servir à quelque chose que quand il se retrouve dans une autre classe que sa classe de prédilection, mais bon. Malheureusement, l’anime est loin d’être sans défauts, à commencer par sa technique, très décevante pour un special de cette ampleur. Ensuite, je retire des points à Fate/Grand Order pour son idée pas très classe d’inclure un personnage qui ne sert véritablement qu’à mourir (même si la scène m’a vraiment fait du mal, je dois l’avouer). Enfin, le special est très frustrant car dépourvu d’une réelle conclusion, se terminant juste sur une sorte de « Alors, il t’a bien foutu les boules le méchant, hein ? T’as envie de le taper, hein ? Alors joue au jeu lol. », ce qui est, une fois de plus, pas très classe.

#42: Days

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MAPPA | 24 épisodes de 24 minutes (second cour) | Manga

Titre ADN : Days

J’avais déjà parlé de la série à l’occasion de son premier cour la saison passée, donc je ne vais pas répéter ce qui a été dit. Par contre, je vais rappeler avoir dit que si Tsukushi tente de devenir un peu moins une merde qu’il ne l’est au départ, ce n’est pas pour tout de suite. Eh bien justement, dans ce second cour on voit enfin le processus aboutir un peu, puisque le personnage commence à vraiment servir à quelque chose pour son équipe.

Malheureusement, la série reste assez moche, les personnages restent de qualité variable, mais la série gagne quand même en intérêt, puisqu’on y voit plus de matches plus importants où il se passe plus de choses. Du coup malgré tout je trouve ce cour franchement pas désagréable à regarder, on a quelques bons moments de shounen sportif, et vous savez probablement que c’est un genre que j’affectionne particulièrement. Alors oui, la série est pleine de défauts, oui j’ai soupiré quand j’ai vu qu’elle aurait une suite, mais tout de même, quand on me propose encore plus de shounen sportif, moi, je peux pas cracher.

#41: ClassicaLoid

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Sunrise | 25 épisodes de 25 minutes (premier cour) | Original

Titre ADN : ClassicaLoid

Pour une série qui me tentait beaucoup à la base et dont les premiers épisodes m’ont beaucoup plu, voilà une place assez rude dans le classement. Et en effet, au premier abord, ça semble être du matériel à AOTY, voyez plus tôt : les ClassicaLoid sont des clones de compositeurs célèbres de musique classique, qui se retrouvent à vivre dans un manoir tenu par la fille de leur concepteur. La série s’offre une certaine liberté dans ses délires, et ouvre notamment son premier épisode sur Beethoven qui cuisine des gyoza sur fond de l’Ode à la joie, ce qui est franchement une des meilleures scènes de la saison, et je veux dire par rapport à toutes les séries de la saison là. Vraiment.

Développons : ces ClassicaLoid vont petit à petit emménager chez cette fille, et quand je dis emménager je veux bien entendu dire « squatter comme des porcs sans se charger des moindres tâches ménagères et sans payer de loyer ». Ils sont tous très particuliers et très égocentriques, ce qui devient, pour moi, assez rapidement relou. Le truc c’est qu’ils sont capables de faire de la Musik, une musique très particulière qui a des effets variés sur la réalité (genre, faire danser des tractopelles, faire apparaître des manchots géants déguisés en Napoléon, etc.). Les Musik des différents compositeurs sont en fait des œuvres de ces compositeurs remixées. Les résultats de ces remixes sont de qualité variable, mais je pense que les experts de musique s’accorderont à dire que le respect est porté disparu. M’en fous, j’aime bien le requiem de Mozart en J-Pop électro cracra et la Fantaisie-Impromptu de Chopin en Vocaloid creepy, entre autres remixes inavouables.

Le problème de ce premier cour, c’est qu’il ne se raccroche que très rarement à son fil rouge. Chaque épisode peut être à peu près vu indépendamment du reste, mais très rares sont les épisodes de Classicaloid assez intéressants pour justifier ce choix, et pourtant j’ai beaucoup aimé l’épisode 4, par exemple. Très vite, la série tourne en rond, et heureusement le dernier épisode du cour donne la parole à un Bach qui campe un antagoniste extrêmement stylé, annonçant que le scénario va bientôt avancer. C’est très bien, mais en attendant, malgré le chara-design très cool de la série, malgré ses idées visuelles, malgré les remixes rigolos, j’ai parfois trouvé le temps long devant ce premier cour.

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Bon ok là ça va trop loin par contre.

#40: Kaitou Joker 4th Season

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Shin-Ei Animation | 13 épisodes de 25 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Kaitô Joker (2016)

À l’instar du premier arc de la série, l’arc initié dans la troisième saison de Kaitou Joker se conclut une saison plus tard. C’est pas clair ? C’est pas bien grave, j’en avais déjà parlé en pas mal de détails dans mon bilan printanier : la troisième saison de la série dédiée au gentleman cambrioleur pré-pubère le plus cool du monde nous introduisait un nouvel arc qui n’arrivait pas à me convaincre. Cet arc s’étant terminé cette saison, je peux confirmer mon avis : l’arc est effectivement pas top. On y retrouve un vilain d’une classe toute relative (le fait qu’il tienne toujours à la main une pomme pour évoquer un verre de vin, qu’il n’aurait pas l’âge de boire, est assez parlant) et à l’identité assez prévisible. Le truc bien, c’est qu’un autre méchant principal est doublé par Koyasu, donc je valide quand même un peu. Mais le fait que l’intrigue principale ne me convainque pas est un faux problème, puisque les épisodes individuels nous offrent quand même de bonnes petites histoires de Kaitou Joker, ce qui est quand même la raison principale pour laquelle on regarde la série.

#39: Bernard-jou Iwaku.

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Creators in Pack | 12 épisodes de 4 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Miss Bernard said.

Thème inhabituel s’il en est, Bernard-jou Iwaku. est une comédie qui parle de littérature et des lecteurs. Plus spécifiquement, elle tourne autour de Sawako Machida, une lycéenne qui aime se la péter et essayer de faire croire aux autres qu’elle lit beaucoup. Au CDI du lycée, elle interagit quotidiennement avec des camarades qui sont, eux, des lecteurs chevronnés.

Au premier abord, la série est une comédie qui namedroppe des bouquins et rigole de certains comportements répandus chez les lecteurs, comme par exemple le fait de se la ramener quand des gens parlent d’un film pour dire que le livre était mieux. On sourit à l’occasion, les descriptions des livres et des auteurs sont souvent assez instructives, mais c’est un peu tout. Le truc, c’est que vers la fin, l’anime se met à dessiner assez finement un fort joli message, et ne serait-ce que pour ça la série mérite un petit coup de chapeau.

#38: Magic-Kyun! Renaissance

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Sunrise | 13 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Magic-kyun! Renaissance

J’avais dit il y a quelques temps que depuis Osomatsu-san l’industrie a pris plus fortement conscience du public féminin et s’est mise à plus pousser les projets destinés à ce public. On a déjà vu plus bas dans le classement Ame-iro Cocoa, Gakuen Handsome, ClassicaLoid, Dream Festival! et Touken Ranbu: Hanamaru, et vous-même vous le savez, je suis loin d’avoir fait le tour de ces séries. Mais avec Magic-Kyun! Renaissance, on atteint le patient alpha de ce phénomène : l’adaptation d’otome game. Alors certes, c’est en fait un projet trans-média, donc ce n’est pas vraiment une adaptation, mais vous voyez ce que je veux dire. Pour rappel, un otome game, c’est un visual novel où l’on incarne une fille qui va rencontrer tout un tas de garçons, et découvrir leurs histoires pour éventuellement sortir avec. Un agréable contre-pied aux eroge classiques. Seulement voilà, ces adaptations sont rarement très subtiles dans leur structure.

Et Magic-Kyun! Renaissance, s’il n’est pas vraiment une adaptation, souffre un peu du même souci de manque de subtilité, mais d’abord partons sur le scénario. Dans un monde où l’art produit de la magie, Kohana Aigasaki est une pratiquante de l’ikebana, l’art japonais de l’arrangement floral. Elle rentre dans une académie privée destinée aux meilleurs artistes, et va se retrouver en charge, avec d’autres étudiants, tous masculins, du festival de l’école. Comme par hasard, ces garçons, elle les a tous croisés l’un après l’autre au premier épisode.

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Du coup, les épisodes qui s’ensuivent sont consacrés à la découverte de ces différents garçons, que Kohana veut inciter à participer aux réunions du comité d’organisation du festival. Le scénario n’est qu’assez peu intéressant, mais si la série a bien une chose pour elle, c’est qu’elle est vraiment fort jolie. Les performances des artistes ne sont pas non plus sans intérêt, mais la série essaye de façon assez malhabile de faire chanter chaque personnage, du coup plutôt que de voir différentes performances artistiques, on voit surtout du chant. Je trouve que ça gâche un peu le contexte pourtant plutôt original de la série, qui se retrouve du coup moins cohérent qu’un Uta no☆Prince-sama (oui ça fait partie du titre), par exemple, qui se consacre ouvertement et pleinement au chant.

#37: Stella no Mahou

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Silver Link. | 12 épisodes de 24 minutes | Manga (4-koma)

Titre Daisuki : MAGIC OF STELLA

Dans la catégorie des séries pleines de potentiel qui s’avèrent être pas trop top, Stella no Mahou se place assez haut dans le classement de mes déceptions. On y suit Takami Honda, une jeune fille de la campagne qui, peu après être rentrée au lycée, décide de s’inscrire au club de développement de jeux vidéo. Un slice-of-life mignon réalisé par Shinya Kawatsura (Non Non Biyori), comment voulez-vous que je n’aime pas. La réponse est difficile à donner en une phrase, alors développons.

Le principal problème de la série est que si elle parle de développement de jeux et est vraiment articulée autour de ce processus, elle montre en fait extrêmement peu ce qui est développé. Je ne suis même pas sur de quels types de jeux les filles ont développé (je crois que c’était deux visual novels mais je suis pas sûr). Au contraire d’un New Game! qui nous montrait en permanence sur quoi travaillaient Aoba et ses amies, Stella no Mahou laisse le spectateur en-dehors de la boucle. Du coup, on s’ennuie un peu puisqu’on ne peut voir aucune trace concrète de ce qu’elles ont accompli. C’est très dommage, et c’est même assez nuisible pour l’appréciation qu’on peut avoir de la série.

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Et pourtant, la série est très jolie, avec de superbes backgrounds et des personnages mimi comme tout joliment animés, et possède un assez bon stock de blagues. Par contre on notera quand même un peu de fan service pas forcément subtil, avec notamment une solide dose de yuri-bait. Pour rappel, le yuri-bait est un terme vaguement 4chanien qui désigne le fait, dans une série, de consteller les interactions de deux personnages féminins de sous-entendus romantiques qui n’aboutiront jamais à rien de concret. Il est possible que le terme revienne plus tard dans le bilan, donc je préfère le rappeler tout de suite. On sait jamais, hein.

#36: Shuumatsu no Izetta

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Ajia-Do | 12 épisodes de 25 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Shûmatsu no Izetta

Faisant sans nul doute partie des séries les plus populaires du début de la saison, Shuumatsu no Izetta semble avoir progressivement disparu dans l’oubli, et je dois dire que ça ne m’étonne pas tant que ça. La série nous présente l’histoire d’une Suisse alternative en plein milieu d’une vraie fausse Seconde Guerre Mondiale (déjà vu ?). Les vrais faux nazis arrivent, mais heureusement, l’archiduchesse du pays vient de retrouver une amie d’enfance, qui est, détail important, une sorcière. Quelques exploits militaires plus tard, ladite sorcière, nommée Izetta, s’est fait une petite réputation, garantissant au petit pays une paix on ne peut plus temporaire.

La série s’ouvre sur un très bon premier épisode qui enchaine les bonnes scènes, entre une invasion sur fond de l’air de la Reine de la nuit et un sauvetage aérien assez impressionnant. Le problème, c’est que plus la série progresse et plus elle semble avoir le cul entre deux chaises. D’un côté on voit l’agréable vie de l’archiduchesse et d’Izetta au milieu des fleurs de lys, et même quand elles partent en bataille il y a un peu du syndrome Gate de « les hauts-gradés de l’armée en vrai ils sont trop sympa et vachement compréhensifs t’as vu », et de l’autre côté l’anime semble mettre un point d’honneur à montrer la cruauté de la guerre.

D’ailleurs, à ce sujet, je vous disais il y a trois mois que Nejimaki Seirei Senki: Tenkyou no Alderamin me semblait avoir un message en retard de quelques décennies en parlant du fait que l’honneur est quelque chose qui n’a plus de valeur une fois que tu es six pieds sous terre. Pourtant au contraire, dans Shuumatsu no Izetta, on a tout un lot de personnages qui meurent par devoir, pour le bien de la nation. Vous allez me dire, à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale, c’est cohérent. Oui, mais mon problème, c’est quand un personnage qui refuse de se faire zigouiller par sa propre nation et tente de survivre par tous moyens à sa convenance est, lui, présenté comme un sale connard de traitre. Par les alliés. Alors qu’il a fui les vrais faux nazis. Allez comprendre.

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À part tout ça, la série reste plutôt bien rythmée et fait figure de divertissement tout à fait compétent. Les combats sont assez rarement intéressants mais l’animation a ses moments, bien qu’elle manque souvent de finition. Enfin, l’OST est pleine de bons morceaux. Bref, votre appréciation de la série dépendra pas mal de ce que vous en attendez, mais ce n’est certainement pas une mauvaise série. Personnellement j’y ai juste trouvé assez peu de choses qui m’intéressent.

#35: Kiitarou Shounen no Youkai Enikki

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Creators in Pack | 12 épisodes de 4 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : Kiitarô Shônen no Yôkai Enikki

Avant de parler de cette série, j’ai besoin d’externaliser un peu quelque chose, une réflexion qui m’obsède à chaque fois que je pense à la série. La voici : hého le personnage principal c’est Araragi en fait ! Regardez quoi : c’est un adolescent un peu pervers avec un ahoge courbé et une mèche qui cache un œil, qui a tendance à se retrouver impliqué malgré lui dans des trucs surnaturels. Sérieusement, avant de regarder l’anime j’étais convaincu qu’il serait doublé par Kamiya.

BREF, c’est dit, maintenant parlons de la série. Kiitarou Shounen no Youkai Enikki suit donc la vie de Koyo… de Kiitarou, un jeune garçon particulièrement sensible aux youkai, à partir de sa rencontre avec une charmante zashiki-warashi nommée Suzu. C’est l’occasion de regarder quelques histoires rigolotes et mignonnes sur des youkai bizarres, avec un assez bon humour, une bonne ambiance et parfois une animation étonnamment qualitative. C’est un peu une série Kinder Surprise : tu y vas sans trop savoir ce que tu vas trouver à chaque fois, et même s’il te plait le cadeau sera pas non plus ouf, mais au moins t’auras mangé du bon chocolat.

#34: Gi(a)rlish Number

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Diomedea | 12 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre ADN : Girlish Number

Chaque nouvelle adaptation d’une série de Wataru Watari ramène avec elle la même question sempiternelle : « est-ce un talent de savoir écrire un personnage relou ? ». Parce que clairement, le producteur dans Gi(a)rlish Number, monsieur Kuzu, n’a pas été écrit pour être sympathique. Je pense pouvoir même dire que c’est assez facilement le personnage que j’ai le plus détesté de toute l’année, et que c’est de sa faute si la série n’est pas plus haut dans le classement. Je le hais au niveau moléculaire. Mais c’est volontaire de la part de l’auteur, alors du coup qu’est-ce que je peux dire ? Watari est dans ce cas effectivement extrêmement talentueux. Mais tout ça n’a pas d’importance, le fait reste que ce personnage mérite que des choses horribles lui arrivent. Je veux être témoin de l’effondrement de Kuzu. Des bisous si vous l’avez.

Donc Gi(a)rlish Number, kézako ? C’est l’histoire d’une seiyuu novice nommée Chitose Karasuma qui se retrouve, par le jeu des vilains plans des producteurs, propulsée doubleuse d’un personnage principal d’une nouvelle série. Le truc, c’est que ladite Chitose est extrêmement orgueilleuse, et peu avares en commentaires désobligeants, qu’elle distribuera à tour de bras en direction de ses collègues de travail, et de l’industrie de l’animation japonaise en général.

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Premier point, Gi(a)rlish Number est une parodie de l’industrie, et non pas une satire, comme certains pourraient le penser, au cas où le nom du producteur suscité (qui signifie, pour rappel, « ordure ») ne vous aurait pas mis la puce à l’oreille. Rappelez-vous aussi du fait qu’il s’agit d’un projet transmédia, c’est-à-dire qu’une adaptation était déjà prévue quand la série a commencé à paraître dans le Dengeki G’s Magazine, et qu’elle est écrite par un des auteurs de light novel les plus côtés de l’industrie. Du coup, si vous cherchez de la subversivité, vous êtes à la mauvaise adresse (ou alors il faudra lire entre les lignes). Malentendus mis à part, la série porte à sourire, avec des parodies parfois un peu grasses et lourdes, mais là n’est pas l’essentiel de la série.

En effet, ce qui porte la série, ce sont ses personnages. Wataru Watari semble être retombé dans ses propres rails, et du coup la série oublie assez vite de parodier quoi que ce soit et se consacre plutôt à l’exploration des personnalités de ses personnages, des persos souvent sous pression et pleins de défauts. Je trouve un peu dommage qu’il n’ait pas profité de la série pour sortir de ses habitudes, d’autant que Gi(a)rlish Number se termine sur une fin en mode « non mais en fait ils sont tous sympa quand même » qui donne l’impression que tout ça était bien vain.

#33: Nanbaka

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Satelight | 13 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : NANBAKA

De l’aveu de sa propre mangaka, Nanbaka est une série « visuellement irritante », et je pense que beaucoup de gens sauront immédiatement en regardant les screenshots si c’est quelque chose qu’ils tolèrent ou pas. Effectivement, la série est particulière d’un point de vue visuel, riche en couleurs pétantes et en paillettes. Et d’ailleurs, ceci explique cela, Nanbaka est le seul manga que je connaisse dont l’auteur est une gyaru.

Esthétique mise à part, Nanbaka est une comédie qui raconte la vie quotidienne de quatre détenus dans le pénitencier le plus sur du monde. Enfin, si la série se présente au premier abord comme une comédie, elle montre assez vite une incapacité totale à savoir sur quelle chaise elle désire poser ses fesses, avec un arc de tournoi qui se veut au départ comme une parodie de shounen d’action… avant de tourner très sérieusement au shounen d’action avec une intrigue construite et tout.

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Du coup la série alterne sans trop prévenir entre shounen d’action pas mal mais pas fou, comédie plutôt drôle, et slice-of-life plutôt chiant. C’est assez bizarre à regarder, mais je trouve la série bien loin d’être déplaisante, et je suis même plutôt content d’avoir un second cours qui m’attend. Par contre je tiens à dire : à un moment les détenus ont le droit d’obtenir une chose de leur choix, et l’un d’eux demande une super console de jeu. Du coup la chef scientifique de la prison lui développe… un smartphone. Help, sortez-moi de cette époque.

#32: Show By Rock!! #

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Bones | 12 épisodes de 24 minutes | Jeu smartphone

Non licencié en France

Chacun le sait, la recette du bon cute girls doing cute things est un secret industriel dont l’intérêt dépasse largement celui de la recette du Coca-Cola. Du coup, quand une série de ce type-là est un peu moins bien que d’habitude, c’est assez difficile de dire exactement pourquoi, justement parce que c’est une équation si fragile qu’un rien peut venir la déranger.

Show By Rock!! est pour rappel une série qui raconte l’histoire de Cyan, une jeune fille qui, en jouant à un jeu de rythme sur son smartphone, se retrouve transportée dans un monde où la musique est reine. Dans la première saison, l’introvertie Cyan se trouve des amies avec qui elle va fonder un groupe de rock de légende et repousser la menace d’un méchant vraiment pas très gentil. Eh oui, c’est comme ça, ça dénonce. Dans cette seconde saison, Cyan se retrouve à nouveau amenée par surprise dans ce monde, dont une nouvelle menace semble compromettre l’avenir.

Et là, je me retrouve donc confronté à mes limites. Je ne saurais vous dire pourquoi exactement, mais la première moitié de cette saison est en fait assez peu intéressante. C’est seulement quand la série s’attaque un peu sérieusement au fil rouge que Show By Rock!! # regagne vraiment son intérêt. Heureusement, pour compenser, la série met plus l’accent sur ShinganCrimsonZ, le fameux groupe de visual-kei très excessif et très débile(ment drôle) de la série. Les chansons sont toujours vraiment cool, l’animation n’a pas de problèmes, la seconde moitié de la série est très sympa même si les nouveaux rivaux sont franchement nuls, il y a juste cette première moitié de la saison composée d’épisodes sans conséquence et manquant cruellement d’intérêt. Le reste compense, mais dans l’absolu, je trouve cette seconde saison beaucoup plus oubliable que la première, que j’avais vraiment bien aimée.

#31: All Out!!

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Madhouse & TMS Entertainment | 25 épisodes de 24 minutes (premier cours) | Manga

Titre ADN : All Out!!

Quitte à faire des séries de sport, autant prendre des sports un peu plus rares que l’habituel baseball et le banal football. Mais tant que l’anime de pétanque dont je rêve tous les soirs n’est pas annoncé, je me contenterais volontiers d’une série de rugby. C’est en effet ce que propose All Out!!. Je vous vois regarder les screenshots, donc autant le dire tout de suite : oui, le chara-design est ce qu’il est, et encore vous n’avez pas vu les plus spéciaux. Y’a tout un lot de personnages qui ont des têtes qui n’ont pas l’air finies, et il va falloir faire avec.

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Celui-là encore ça va, il est cool, mais vous verriez ses potes…

La série met donc en scène Gion, un jeune homme de petite taille et assez impulsif qui va se mettre au rugby sur un coup de tête et se découvrir une passion pour les tacles. La série est dynamique et développe des persos à un bon rythme sans être lourde, et le coach strict qui les rejoint assez vite est doublé par Takaya Hashi, ce qui est un choix absolument phénoménal pour un personnage comme ça. J’adore la voix de ce mec, et il est parfait pour le rôle, c’est vraiment un atout pour la série à mon avis.

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Husbando-tier.

Bon, ensuite la série est plutôt conservatrice du point de vue l’animation (comprendre qu’il n’y a rien de bien intéressant à voir de ce côté-là), et le rythme a tendance à osciller un peu. Mais le vrai problème de la série, c’est que ce premier cour manque cruellement d’enjeux, vu qu’il est intégralement consacré à l’entraînement des joueurs et à quelques matches amicaux. Ça reste sympa à suivre, mais on a hâte de les voir passer aux choses sérieuses.

#30: Udon no Kuni no Kiniro Kemari

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LIDENFILMS | 12 épisodes de 23 minutes | Manga

Titre ADN : Poco’s Udon World

Je l’avais annoncé, il y a plein de séries cette saison qui ont plein de potentiel mais qui n’arrivent pas à le concrétiser, et on en a effectivement déjà vu un paquet. Mais il y a une autre catégorie, une sorte de classe secrète réservée à l’élite : la catégorie des séries bien mais qui m’énervent à cause de quelques trucs super relous. On a déjà parlé du cas Gi(a)rlish Number plus haut dans le billet, passons au cas Udon no Kuni no Kiniro Kemari. Premier point problématique : franchement ça a pas l’air très bon l’udon, les grosses pâtes là on dirait… Oui non, ok, prenons plutôt du début.

Udon no Kuni no Kiniro Kemari raconte l’histoire d’un web designer tokyoïte qui rentre au pays, dans la préfecture de Kagawa, à la suite du décès de son paternel. Quand il rentre, il découvre que le restaurant d’udon de son père a, fort logiquement, fermé ses portes, et dans le restaurant désert il découvre un petit garçon seul, qui est en fait un tanuki. Oui, puisque selon la légende les tanuki peuvent se déguiser en humains, d’ailleurs lecteur sache que si tu es un tanuki ça ne me dérange pas, pas de spécisme ici, par contre si tu lâches un comm’ essaye d’écrire dans un langage humain, il me semble que Google Translate supporte pas le tanuki. Bref, il va garder le garçon sous son aile en attendant de trouver quoi en faire, et le nommera Poco.

Tout l’anime va tourner autour des inquiétudes et des incertitudes de son personnage principal, qui songe à ce qu’il veut faire de sa vie et repense au conflit qu’il a eu avec feu son paternel quand il a refusé de lui succéder pour poursuivre sa propre vocation. L’anime s’intéresse principalement à la thématique de la parenté, notamment à travers la relation que le personnage principal a avec Poco, mais aussi à travers les relations parent-enfant de plusieurs de ses proches.

Indéniablement, c’est un bon thème à aborder et l’anime ne le fait pas sans finesse. Mais voilà, le problème est que je ne peux juste pas. Je déteste ce protagoniste mollement dans le doute qui se laisse porter par les événements, je hais la voix de Poco, je suis absolument hermétique à l’esthétique de l’anime (mis à part les décors), le copain du perso principal est interprété par un Sugita qui semble pas savoir quel personnage il doit jouer, l’accent de cette préfecture me tape sur le système, je trouve l’utilisation d’un personnage surnaturel dans une intrigue de ce genre assez malvenue, bref, tout ça ne me va pas.

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Mais considérations purement subjectives, et peut-être un chouia exagérées, mises à part, les persos sont plutôt crédibles mais je les trouve attachants comme une plaque de verglas. Du coup, j’ai beau reconnaître les qualités de la série, tout ça échoue à m’affecter, et du coup je me suis fait plutôt chier en regardant la série. Déso pas déso.

#29: Kaijuu Girls: Ultra Kaijuu Gijinka Keikaku

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Studio PuYUKAI | 12 épisodes de 5 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Kaijû Girls

Est-ce que des fois vous vous apercevez que quand vous prenez votre smartphone en main il se casse tout seul et que quand vous soufflez un peu fort ça fait du feu ? Si oui il est possible que vous soyez une Kaijuu Girl, une réincarnation d’un monstre légendaire ayant hérité de ses pouvoirs. Par contre il semblerait que ça ne concerne que les filles, du coup si vous êtes un homme, heu, achetez-vous un étui de smartphone et consultez un gastroentérologue asap.

Kaijuu Girls parle donc, comme indiqué ci-dessus, de filles incarnant des kaijuu, ces fameux monstres de tokusatsu qui apparaissent dans les Ultraman, les Godzilla et autres bons délires à base de décors en PVC. Toutefois si vous n’êtes pas du tout familier avec le genre, ne vous inquiétez pas : c’est aussi mon cas, et ça ne m’a pas empêché d’apprécier Kaijuu Girls.

La série nous fait donc suivre trois jeunes filles qui ont récemment découvert leurs pouvoirs de kaijuu, et rejoignent donc une organisation capable de leur apprendre à s’en servir correctement. Somme toute, Kaijuu Girls est un cute girls doing cute things assez standard mais qui bénéficie d’une animation en Flash très expressive et vivante. C’est très choupi, c’est assez rigolo, ça ne pisse franchement pas haut mais c’est vraiment un bon moment à passer, et j’en redemande volontiers.

#28: Uta no☆Prince-sama♪ Maji Love Legend Star

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A-1 Pictures | 13 épisodes de 24 minutes | Visual novel

Non licencié en France

On en parlait un peu plus haut dans le billet, voici arriver la quatrième saison de la plus populaire série avec des idols masculins du marché. On y retrouve une fois de plus l’excellent chara-design original de Chinatsu Kurahana qui parvient à rendre des yeux jaune et vert absolument magnifiques, et je ne comprends toujours pas comment c’est possible mais ça marche. Mais vu que je n’ai jamais parlé de la série sur ce blog, reprenons du début

Dans Uta no☆Prince-sama (habituez-vous dès maintenant, ce qui va suivre va être riche en étoiles), on suit la jeune compositrice Haruka Nanami, doublée par Miyuki Sawashiro, ce qui fait encore une raison de l’aimer. Celle-ci rentre, lors de la première saison, à l’académie Saotome, destinée à distinguer les idols et les compositeurs les plus populaires de leur génération. Tordant les règles grâce à une chanson incroyablement exceptionnelle, celle-ci fonde un groupe de six idols dont elle sera la compositrice attitrée. Plus tard, ce groupe nommé ST☆RISH se dotera d’un septième membre, et sera confronté à des groupes rivaux : Quartet Star, leurs senpai de la même agence, ainsi que HE★VENS, un groupe d’une agence rivale qui est apparu et s’est rendu immédiatement ridicule à la fin de la seconde saison. La saison trois se termine sur une compétition qui se retrouve dans l’impasse après le retour imprévu de HE★VENS sur le devant de la scène.

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Fais comme si de rien était mais je crois que tu es observée.

Pour cette quatrième saison, un nouveau concert va être organisé pour départager les trois groupes. Histoire de se préparer pour la compétition, les agences rivales décident de planifier ensemble une série de tubes chantés en duo par des membres de ST☆RISH et de HE★VENS, deux à deux (oui puisque HE★VENS a sept membres, avant ils en avaient trois et maintenant ils sont sept mais personne semble se poser la question donc bon).

Ce que ça veut dire, c’est que la plupart des épisodes de la saison vont être consacrées à la collaboration ou à la confrontation entre un membre de ST☆RISH et un membre de HE★VENS. Comme d’habitude dans la série, pas mal d’épisodes sont anecdotiques mais quelques épisodes cachent du vrai développement de personnage, ce qui est plutôt cool. Comme d’habitude, encore, il y a pas mal de bonnes chansons, et cette fois la 3D est bien moins présente que dans les danses de Revolutions (la troisième saison). Pour moi c’est une saison qui est au niveau du reste de la série, un bon divertissement, et surtout, il faut se l’avouer, une bonne excuse pour entendre la voix de Norio Wakamoto et vérifier qu’il est bien en bonne santé.

#27: Watashi ga Motete Dousunda

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Brain’s Base | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Wakanim : Kiss Him, Note Me !

Du coup, on l’a vu, les séries mettant en scènes des jeunes filles entourées de beaux mecs, il y en a une bonne quantité. Mais généralement dans ces séries, l’héroïne souffre d’une personnalité un peu effacée. Ici, tout le contraire, puisque l’un des attraits principaux de cette série adaptée d’un manga shoujo réside justement dans le caractère de son héroïne.

Watashi ga Motete Dousunda, c’est l’histoire d’une fujoshi en surpoids qui, après le décès de son husbando, va s’enfermer une semaine dans sa chambre. Quand elle en ressort, n’ayant pas des masses mangé entre temps, celle-ci est devenue toute fine, et incroyablement belle. Immédiatement après, elle devient très populaire au lycée.

Certes, le synopsis de la série peut faire peur. Déjà, autant j’adore Yuu Kobayashi, autant la voix qu’elle fait quand son personnage est en surpoids est assez difficilement supportable. De plus, la moitié de ses quatre prétendants semblent clairement s’intéresser avant tout à son physique. Mais de l’autre côté, la série s’offre une scène assez belle où, après que l’héroïne aie repris du poids, un de ces garçons se rend compte qu’il l’aime bel et bien pour ce qu’elle est et non pas pour ce à quoi elle ressemble, tordant ainsi l’oreille à un bon paquet de romances lycéennes où la superficialité règne.

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Ainsi, si l’anime peut désarçonner il semble ne pas avoir de mauvaises intentions. Qui plus est, ces considérations mises à part, Watashi ga Motete Dousunda se révèle être une comédie romantique d’assez bonne facture, plutôt drôle et bien tenue visuellement, avec tout un tas de petits gags et autres développements sympathique. Je ne suis pas un grand fan à titre personnel, mais la série a clairement le potentiel pour plaire.

#26: Aggressive Retsuko

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Fanworks | Tout plein d’épisodes d’1 minute | Mascotte

Titre Sanrio (pour la mascotte, la série n’est pas licenciée en France) : Aggretsuko

Tandis que revoici la sous-préfète. En effet, Aggressive Retsuko était à cette position au printemps et à l’été, la revoici pour la troisième fois consécutive à l’entrée de la fourchette des séries que je recommande (avec un « mais »). Et la position n’est certes pas usurpée, puisque cette saison, maintenant que la série a bien posé tous ses personnages, elle se concentre sur les petites histoires pleines de vécu et de venin de l’office lady à poil roux et de son entourage, et ça marche vraiment très bien. J’aurais limite eu envie de la mettre plus haut dans le classement, mais je ne voudrais pas vous chambouler, donc pour l’instant Retsuko conserve sa place en ligne (w).

#25: Occultic;Nine

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre Wakanim : Occultic;Nine

Il est des séries qui ont beaucoup de choses à montrer et à dire, et qui se retrouvent à être adaptées en une douzaine d’épisode d’une petite demie heure. Dans cette situation, deux options se présentent au scénariste de l’adaptation : petit un, élaguer le scénario pour ne garder que l’ « essentiel », petit deux, laisser tel quel en priant pour que ça passe et en courant le risque de se retrouver avec un truc incomplet ayant le cul au beau milieu de tout un tas de chaises. Occultic;Nine choisit le petit trois : bourrer comme un déglingo.

Occultic;Nine, c’est donc l’histoire d’une petite dizaine de jeunes gravitant autour d’un blog dédié aux rumeurs occultes nommé Kirikiri Basara, et dont la vie va se retrouver chamboulée le jour où 265 cadavres remontent à la surface d’un lac local. L’anime développe à partir de là une intrigue riches en théories du complot et en pseudoscience, deux éléments qui caractérisent pas mal la série Science;Adventure, dont Occultic;Nine ne fait pourtant apparemment pas partie malgré son point-virgule équivoque et le fait qu’il soit écrit par le producteur et « créateur » de la série. Bon, soit.

S’il fallait définir Occultic;Nine en un adjectif, ce serait « dense ». Occultic;Nine est une série extrêmement dense, qui inonde le spectateur d’informations en permanence à travers une réalisation pleine d’idées et de sens, des dialogues pouvant aller à très très haute vitesse, et des situations à interprétations multiples. On ressent parfois dans la série un besoin Teekyuu-esque d’en mettre le plus possible en le moins de temps possible, rendant certaines conversations très artificielles et désinvesties émotionnellement. D’un autre côté, on peut noter qu’au contraire la série démarre assez « lentement », puisque pendant plusieurs épisodes on peine à voir ou même à entrevoir là où la série veut en venir. Et du coup, une fois que le gros twist attendu est lâché, la série passe la seconde et accélère considérablement sa narration.

Combinée à une réalisation tellement riche d’idées qu’elle en est parfois désagréable (les plans inclinés dans tous les sens, les plans cassés qui altèrent la position ou la taille des personnages en présence), la série en devient assez vite dure à suivre. On ajoutera sur le bûcher de mes reproches l’insupportable objet de fan-service qu’est Ryoka, qui pendant la majorité de la série ne sert littéralement qu’à secouer ses immenses loches devant la caméra, de façon limite insultante pour le spectateur. On va oublier les quelques moments gores tout à fait gratuits que nous offre la série pour juste dire que le personnage principal, Yuuta, est lui aussi franchement relou. Et puis enfin, je trouve certains éléments de la fin de la série tellement fantaisistes que ça ne relève même plus de la pseudo-science. À ce niveau-là, c’est au moins de la email-et-mot-de-passe-science.

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Du coup, comment se fait-ce que la série se retrouve quand même parmi les séries que je recommande aux curieux ? Eh bien malgré tout la réalisation de la série reste une vraie force qu’on ne peut pas lui enlever : si oppressante de densité soit-elle, on y trouve de vraies idées de cadrage et de mise en scène qui ont du sens, et ne serait-ce que d’un point de vue visuel (je parle à la fois de la réalisation et de l’animation), je pense que la série vaut le coup d’être vue. À vrai dire j’allais la mettre plus haut dans le classement et puis en faisant la liste des défauts que je lui trouve, je me suis aperçu que c’était vraiment pas possible, donc tant pis, mais il n’empêche, la série offre quelque chose de neuf point de vue ambiance et vision artistique, et ne serait-ce que pour ça je pense qu’elle mérite le coup d’œil.

#24: Hagane Orchestra

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Fanworks | 12 épisodes de 4 minutes | Jeu smartphone

Titre Crunchyroll : Hagane Orchestra

Et maintenant retour à un peu de légèreté, avec Hagane Orchestra, qui est un anime qui tente de promouvoir un jeu mobile. Dit comme ça ça fait bizarre : tous les anime tirés de jeux mobile tentent, par définition, de promouvoir ce jeu. Non, là c’est différent. Là, les personnages du jeu font des réunions pour trouver de nouvelles façons de vous pousser à télécharger le jeu. Dans l’anime. Tout ce méta, vous m’en direz des nouvelles.

Du coup ça résume pas mal la série, c’est une jolie petite comédie prompte à l’autodérision, aux références par paquets de six et aux délires un peu suspects. Tout n’est pas nécessairement drôle dans Hagane Orchestra, mais on n’y est jamais à l’abri d’un franc ricanement.

#23: Natsume Yuujinchou Go

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Shuka | 11 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Delcourt (pour le manga, l’anime n’est pas licencié) : Le Pacte des Yôkai

Dans mon état actuel de manque grave de sommeil, quand je relis le titre de cette série je me mets à imaginer un jeu smartphone où tu partirais à la rencontre de youkai dans les rues de ton bled pour ajouter leurs noms à ta collection, et je me dis que ça pourrait être cool. Mais non, Go signifie « cinq » en japonais, ce qui est logique puisque c’est la cinquième saison de la série adaptant le shoujo de Yuki Midorikawa. Et puis je dois vous avouer que vu que j’ai même pas testé Pokémon Go, je me vois mal bouger mon cul pour un pendant Natsume Yuujinchou de la formule. Quoique, si on peut tomber sur Nyanko-sensei, hein…

Pour rappel la série Natsume Yuujinchou raconte l’histoire de Takashi Natsume, un lycéen qui a la capacité de voir les youkai, orphelin depuis sa jeune enfance. Réagissant à des êtres que les gens normaux ne pouvaient pas voir, Takashi était considéré comme un garçon bizarre et inquiétant dans son enfance, et s’est vu passé de main en main pendant des mois, de proche de la famille en proche de proche de la famille, avant de finalement trouver un couple chaleureux qui l’a accueilli les bras ouverts. Un jour, il découvre que sa grand-mère aussi pouvait voir les youkai, et que celle-ci a laissé derrière elle un livre contenant les noms des youkai qu’elle a croisé au cours de sa vie. Seulement voilà, le nom d’un youkai est une chose précieuse et source de pouvoir, donc nombreux sont ceux qui veulent récupérer le livre. Accompagné d’un étrange youkai alcoolique qu’il surnomme Nyanko-sensei, Takashi va donc vivre un paquet de petites aventures, où il rentrera en contact avec une grande variété de youkai plus ou moins sympathiques.

Pour cette cinquième saison le flambeau est passé au studio Shuka, qui est, on le rappelle, une entité qui s’est détachée du studio Brain’s Base, qui était notamment en charge des quatre premières saisons de Natsume Yuujinchou. On va aussi le rappeler : jusque-là les productions du studio Shuka se sont toutes sans exception ramassées à un moment ou à un autre niveau technique, que ça soit les trois cours de Durarara!!x2 ou le tout récent 91 Days. Du coup, quel est le diagnostic pour Natsume Yuujinchou Go ? Eh bien, et j’en suis aussi heureux que vous, la série tient carrément la route. De mauvaises langues souligneraient le fait que Shuka a fait diffuser un vieil OVA en guise de nouvel épisode à la mi-novembre pour se donner un peu de temps pour souffler au milieu de la saison, mais très honnêtement, qu’importe. Le studio Shuka est enfin propre, félicitez-le.

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Ensuite, on ne s’aventurera pas trop en disant que ça n’est ni la plus jolie ni la mieux réalisée des saisons de Natsume Yuujinchou. Quelques épisodes ressortent du lot mais globalement j’ai trouvé cette saison un peu plan plan, et en parlant de plan je trouve Nyanko-sensei est vraiment au second plan pendant toute la saison. Mais enfin il n’empêche, c’est une saison qui satisfera les fans de la série, et si vous n’êtes pas familier avec la licence, je pense qu’il y a pas de problèmes à commencer par ce cour-là (les épisodes de la saga étant globalement très indépendants les uns des autres).

#22: Sengoku Choujuu Giga: Kou

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ILCA | 13 épisodes de 3 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Sengoku Chôjû Giga (Saison 1)

Un des trucs que j’aime beaucoup quand je découvre une nouvelle saison d’anime, c’est découvrir des anime qui sont de purs concepts. J’ai une pensée émue notamment en repensant à Onara Gorou et à Mahou Shoujo? Naria☆Girls, pour ce qui est de la saison dernière. Eh bien cette saison, l’anime concept, c’était sans l’ombre d’un doute Sengoku Choujuu Giga. Venez que je vous raconte le truc.

Sengoku Choujuu Giga c’est donc un série dessinée façon sumi-e. Le sumi-e, c’est l’art traditionnel asiatique de la peinture à l’encre noire. Pour vous le représenter, si les couleurs et les motifs du célèbre Okami de Clover Studio sont très nettement inspirés de l’ukiyo-e, les larges traits d’encre qui servent au cell-shading du jeu sont directement tirés de l’art du sumi-e. Dans cette série en sumi-e, donc, on voit des figures célèbres de l’ère Sengoku sous forme d’animaux, et doublés par des personnalités de la télévision japonaise, qui tapent la discute tranquille pépère.

Alors, je conçois que ça n’ait pas l’air super bandant dit comme ça. Mais en fait, la série a une sorte de charme Kaamelotien. En fait, les personnages parlent tranquilou entre eux avec un ton et un accent tout ce qu’il y a de plus contemporain (même si vous ne parlez pas japonais, quand le langage d’un samouraï n’est pas fleuri de « gozaru », ça s’entend), et qui plus est ils communiquent avec un certain flegme et un certain humour vraiment appréciable. Combiné à l’absurdité de certaines situations (Ieyasu Tokugawa qui poursuit son fundoshi qui vole au vent sur fond de chanson émouvante, c’est tout un spectacle), ça donne une série que je trouve franchement drôle, mais qui est très japonaise, et certainement pas pour tous. Si vous voyez vaguement qui est Nobunaga Oda et que vous avez envie de le voir animé en sumi-e sous la forme d’un coucou lunatique, je vous conseille de lancer vite fait le premier épisode, et je pense que vous verrez assez vite si le charme de la série opère sur vous.

#21: Teekyuu 8

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Millepensee | 12 épisodes de 2 minutes | Manga

Non licencié en France

Que dire que je n’ai pas déjà dit sur Teekyuu ? J’en ai parlé l’automne dernier, et cet hiver, et je namedroppe la série dans chaque bilan où la série n’est pas à l’antenne depuis. Pour rappel, c’est cette comédie qui va à cent à l’heure et qui nous raconte les aventures d’un club de tennis qui fait à peu près tout sauf du tennis. Cette saison était bien drôle aussi, voilà, que dire de plus que je n’aie pas déjà dit ?

Tiens bah du coup je vais lâcher une anecdote qu’il me semble pas avoir raconté : les titres de chapitres du manga (et des épisodes de la série) correspondent en fait au titre du film que Kanae a regardé la veille. Ce qui donne des titres comme « Senpai et le sixième sens », « Senpai et la fièvre du samedi soir » ou « Senpai et une nuit au musée ». Eh ouais, ça vous en bouche un coin, pas vrai ?

#20: Heybot!

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Bandai Namco Pictures | Plein, j’espère, d’épisodes de 24 minutes (premier cour) | Original

Titre Crunchyroll (en anglais seulement) : HEYBOT!

Du coup, quoi de mieux pour dépasser Teekyuu qu’une série qui fait du Teekyuu dans des épisodes de 24 minutes ?

Heybot! raconte donc l’histoire du prince de l’île des vis, Nejiru, qui trouve un robot nommé Heybot. Comme tous les robots de l’île, celui-ci peut, quand on lui donne trois tours de vis spéciales, produire un gag plus ou moins drôle selon le genre de vis qui ont été insérées. Comme Nejiru est un fondu de vis, il va donc se mettre à chercher les vis rares parce que de un, il les veut, et de deux, il en a besoin pour battre son père et se faire à nouveau accepter dans le palais royal dont son père l’a chassé parce qu’il était trop nul en gags.

Dit comme ça ça pourrait presque sembler normal, mais rassurez-vous, ou plutôt inquiétez-vous, car Heybot! n’a strictement rien de normal. Chaque épisode est l’occasion de partir dans un nouveau délire sans queue ni tête pendant que les blagues s’enchainent seconde après seconde. Vraiment, Heybot! est une série qui ne s’arrête absolument jamais, et s’il y a une bonne dose de blagues de pets et de calembours que seuls les japonisants pourront saisir, la série enchaîne les références (et ça peut être des références à n‘importe quoi, j’ai vu du Gundam, du Die Hard, du Re:Zero, du Alien…) et les bêtises à un rythme tellement effarant qu’on ne peut que se retrouver pris par la chose.

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Ensuite, l’humour est plus que particulier, et l’anime en laissera plus d’un sur le carreau de par son absurdité absolue, mais plus on regarde et plus on arrive à apprécier cette tornade hilare de caca de l’esprit qu’est Heybot!.

#19: Keijo!!!!!!!!

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Xebec | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Keijo!!!!!!!!

Il ne me reste pas énormément de choses à dire de Keijo!!!!!!!!, puisque je vous ai déjà présenté la série à deux reprises sur ce blog. Pour rappel tout de même, c’est une série sportive où les participantes s’affrontent sur une plate-forme au-dessus de l’eau et ne peuvent se battre qu’avec les fesses ou la poitrine. Si ce résumé vous laisse circonspect, il est temps d’aller lire les billets linkés juste au-dessus.

Du coup, que dire de l’anime ? Si la technique de la série s’est véritablement écroulée sur la fin, elle a su s’illustrer par le dynamisme de son animation, où les coups de cul explosaient comme des feux d’artifesses. Et si l’animation finit certes par se casser la gueule, les animateurs ne prennent pas de raccourcis pour cacher la misère, ce qui fait que si la fin de la série n’est franchement pas belle, elle a au moins le mérite d’être un peu digne. Dans le registre des petits détails qui font tout, hormis les jeux de mots des noms d’attaques qui ont été somptueusement traduits par les traducteurs de Crunchyroll, je dois dire que j’aime beaucoup les noms propres qui sont intégrés dans le décor comme s’ils en faisaient partie.

Dernière remarque, les spectateurs occidentaux n’auront pas pu s’empêcher de remarquer ce vilain crénelage très présent sur la vidéo de CR, qui nuisait pas mal au plaisir de visionnage. Les curieux auront remarqué que ce défaut n’existe pas sur la version diffusée à la télévision japonaise, ce qui montre que le studio Xebec aura bien profité des quelques heures séparant l’envoi de la vidéo en avance à Crunchyroll et l’envoi de la vidéo « finie » aux stations de télévision. C’est très dommage pour nous, mais c’est comme ça.

#18: Soushin Shoujo Matoi

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White Fox | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Non licencié en France

Il est de ces séries qui ont quelque chose d’important à dire, un message puissant à faire passer. Le message de Soushin Shoujo Matoi est on ne peut plus clair, et le voici en toutes lettres, noir sur blanc : « Trigger-senpai, y’aurait moyen que tu me notice ? ».

Blague à part, je dois vous avouer que quand j’ai commencé à regarder la série, je n’étais pas foncièrement convaincu de son intérêt. Certes, le premier épisode avait son petit lot de jolis cuts, la musique était sympa, mais je n’accrochais pas aux persos et je m’apprêtais à continuer à regarder ça machinalement mais sans véritable intérêt, avant de me rendre compte que la série possédait une fanbase plutôt enthousiaste. Et en prêtant un peu plus attention en regardant la suite de la série, j’y ai trouvé la trace du style d’un certain studio connu notamment pour sa fanbase extrêmement active. Vous l’aurez deviné, le Studio Pier… Oui, bon, on peut bien rigoler quoi.

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Mais si je sens qu’il va falloir développer pour justifier ce rapprochement, commençons par parler de la série elle-même. Soushin Shoujo Matoi raconte l’histoire de Matoi, une jeune fille qui vit seule avec son père, sa mère ayant disparu il y a une dizaine d’années. Elle travaille à temps partiel comme miko avec sa meilleure amie Yuma, et tout se passe normalement dans sa vie… jusqu’à ce que les filles ne se fassent agresser par un monsieur visiblement possédé par quelque chose de pas très humain. Matoi obtient le pouvoir de la Possession Divine et devient non pas une mahou shoujo mais une taima shoujo, c’est-à-dire une « fille exorciste ». Et avec ça elles vont commencer à lutter contre tout un tas de sales bêtes provenues de dimensions supérieures.

Si le scénario de la série n’est pas franchement transcendant (même si j’aime bien le concept de dimensions qui est exploré), la série est en fait portée par une animation pleine de vie, et par les interactions de ses personnages principaux. Si Matoi est une fille un peu timide assez classique mais qui sait être décidée quand il faut et faire des visages rigolos quand il faut, Yuma est une pile électrique sur pattes : chacune de ses mimiques est une excuse pour permettre à un animateur taquin de lui dessiner un visage déformé par la surprise et des mouvements très exagérés. Les combats aussi profitent assez souvent de plutôt jolis cuts assez hauts en couleur.

Et finalement, c’est cette animation très dynamique, bien qu’inconstante, qui fait qu’on s’attache aux personnages et qu’on en vient à s’intéresser très sérieusement à ce scénario pourtant pas ouf. Bien entendu, ce n’est pas Kill la Kill, mais Soushin Shoujo Matoi est une série remplie de l’envie de plaire et qui communique son enthousiasme par une animation riche qui évoque effectivement parfois celle des animateurs du célèbre studio overhypé. Oups, lapsus.

#17: Shakunetsu no Takkyuu Musume

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Kinema Citrus | 12 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : Shakunetsu no Takkyû Musume

Et vous, qu’est-ce que vous imaginiez que le réalisateur de FullMetal Alchemist: Brotherhood serait en train de faire en 2016 ? Si votre réponse était autre chose que « un anime de ping pong féminin un peu fan-servicieux », alors vous aviez tort, et autant j’aurais du mal à vous jeter la première pierre, autant il faut bien avouer que du coup ça nous fait un anime de ping pong féminin un peu fan-servicieux qui en jette.

Shakunetsu no Takkyuu Musume nous présente Koyori Tsumujikaze, une collégienne qui est transférée dans un nouveau collège. Elle rencontre une fille sympathique qui est membre du club de ping pong et, coup de bol, ladite Koyori s’avère être une pure brute en ping pong. Le reste de la série nous gratifiera d’une suite de matches hauts en sueur mais bas en enjeux. Personnellement, j’accroche assez peu aux personnages, qui ont pour la plupart des personnalités à gimmick pas très intéressantes voire carrément nulles, et je trouve les scènes qui séparent les matches assez peu convaincantes niveau humour ou quoique ce soit.

Non, le truc qui est vraiment bien, ce sont les matches, et c’est ça l’important dans ce Scorching Ping Pong Girls, pour reprendre son titre anglophone. Les animateurs se donnent pour nous offrir une bonne dose de coups impressionnants et donner de l’impact à chaque coup solide, des échanges les plus sérieux aux coups spéciaux les plus abusés (NdlR : ceci n’est pas le coup spécial le plus abusé de la série, je voudrais pas vous gâcher le dernier gros match). Et du coup, si ce qui entoure les matches ne m’intéresse que peu, en tant qu’amateur de séries sportives je ne peux qu’accorder mon approbation à l’enthousiasme de Shakunetsu no Takkyuu Musume à nous fournir de beaux matches. Un point en moins par contre pour la fin en mode « regarde tout ce qu’on peut faire » qui vient nous teaser pour une saison 2 que je doute très fort voir arriver un jour.

#16: Bubuki Buranki: Hoshi no Kyojin

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SANZIGEN | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre ADN (la saison a été annoncée, mais on en est sans nouvelles depuis) : Bbk/Brnk: The Gentle Giants of the Galaxy

Que les amateurs de 3DCG ne pensent pas, en voyant Ajin 2 aussi bas dans le classement, que je n’aime pas la CG dans mes cartoons chinois. Bien au contraire, je l’aime, quand elle est bien faite. J’ai déjà évoqué dans le bilan de l’hiver dernier en quoi je trouvais l’approche de Bubuki Buranki intéressante, donc passons tout ce qui concerne la première saison pour se concentrer sur la nouvelle. Cette seconde saison parvient à retomber assez rapidement sur ses pattes après la fin assez peu convaincante de la première, et nous présente plus clairement la menace que représente Monsieur Guy, en français dans le texte, s’il-vous-plaît.

Cela dit, cette nouvelle saison ne commence pas exactement de la meilleure des façons, en nous exposant à des masses d’humour de très mauvaise facture. Heureusement, la série a vite fait de se reprendre pour proposer ce qu’elle sait faire de mieux : du bon shounen nekketsu avec des mechasses. Et au-delà de ça, cette seconde saison s’offre quelques scènes et quelques twists assez impressionnants, des développements scénaristiques intéressants et plein de petites choses qui contribuent à en faire une série hautement sympathique, la portant vers un combat final over-the-top très satisfaisant. La série n’est pas dépourvue de défauts, j’ai déjà évoqué son humour déplorable, mais elle aussi le droit à un épisode final tout à fait inutile. Vu que l’avant-dernier épisode se conclut sur fond de Beat your Heart, l’excellent opening de la première saison, limite je vous conseillerais de sauter le dernier épisode, l’épisode 11 offre de lui-même une fin tout à fait satisfaisante.

N’ayant pas vu Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans, je n’irais pas jusqu’à affirmer que c’est la meilleure série de mecha de l’année, mais dans le genre un poil désuet du super robot, Bubuki Buranki emporte très facilement la couronne du sous-genre, et le prix du jury.

#15: Tiger Mask W

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Toei Animation | De nombreux épisodes de 23 minutes (premier cour) | Original (manga)

Non licencié en France

Après avoir parlé du super robot, prolongeons cette saine tendance conservatrice en parlant un peu d’une série qui a près de 50 ans, je parle bien entendu de Tiger Mask. À la base un manga écrit par Ikki Kajiwara (Ashita no Joe, c’est lui) et dessiné par Naoki Tsuji, la série a marqué des générations de japonais par divers biais, de l’opening culte de sa première adaptation, animé par Keiichirou Kimura, qui a influencé directement ou indirectement un nombre incalculable d’animateurs, au personnage de Tiger Mask qui hante le catch japonais depuis les années 80.

Du coup, qu’est-ce que ce Tiger Mask W ? Troisième série à porter le nom du personnage de Kajiwara, elle prend place à notre époque, ce qui en fait une distante suite de la première série Tiger Mask, à laquelle cette nouvelle série fait beaucoup référence. Toutefois, les scénaristes sont conscients du fait que la série animée originelle a maintenant une grosse quarantaine d’années, et ne s’attendent pas à ce que vous en connaissiez l’intrigue, donc tout ce qu’il faut est proprement remis en contexte. Dans cette nouvelle série, on suit deux jeunes catcheurs qui vont enfiler un masque de tigre pour affronter Yellow Devil, un heel qui a gravement blessé et mis en chaise roulante leur mentor lors d’un match il y a plusieurs années. Mais si l’un est entraîné par un ex-adversaire du premier Tiger Mask qui cherche à détruire l’organisation maléfique à laquelle appartient Yellow Devil, l’autre s’est allié à ladite organisation afin de devenir plus fort pour se venger.

Le scénario de Tiger Mask est assez simple, on a Tiger Mask et de l’autre côté on a cette organisation, Tora no Ana, qui cherche à éliminer Tiger Mask en envoyant sans cesse des catcheurs plus forts le défier et tenter de le vaincre. W est toutefois un peu moins simple et directe que la série originale, et est garnie de combats avec des catcheurs locaux et autres développements n’impliquant pas forcément directement Tora no Ana, histoire de varier les plaisirs. On peut noter d’ailleurs que la série conserve sa tradition d’inclure dans l’intrigue des catcheurs existants, puisqu’ici on va notamment retrouver Yuuji Nagata et Kazuchika Okada sur et autour du ring, ainsi que d’autres clins d’œil qui feront sourire les fans de la discipline.

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Mais le principal atout de la série, ce sont ses combats, faisant la part belle à des coups qui sonnent et à des prises spectaculaires, et profitant généralement d’une animation soutenue par un trait appuyé faisant référence à l’animation de la première série. La technique est toujours au moins honorable, et quelques épisodes profitent d’une particulièrement bonne réalisation, nous rappelant au passage que Toei Animation est un véritable incubateur à talents, du moins quand il ne se chie pas dessus. Du coup, la qualité de la série s’en trouve un poil inégale, et si je devrais reprocher quelque chose à celle-ci, c’est que ses épisodes fillers sont vraiment pas top, et que son rythme est parfois un poil en deçà de ce qu’on aimerait voir. À part ça la série me semble vraiment assez riche, jolie et intéressante pour plaire à tout amateur d’anime n’était pas allergique au catch.

#14: To Be Hero

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STUDIO.LAN! & Haoliners Animation League | 12 épisodes de 11 minutes | Original

Titre Crunchyroll : TO BE HERO

Enfin, enfin, je répète encore, ENFIN une série produite par Haoliners Animation League qui vaut le coup. La société chinoise produit depuis plusieurs saisons des séries avec le Japon et la qualité n’était pour l’instant pas du tout au niveau. Histoire de donner des noms, je pense à Reikenzan: Hoshikuzu-tachi no Utage (#44/47 cet hiver), Hitori no Shita: The Outcast (#54/62 cet été), et Bloodivores et Cheating Craft, au sujet desquels toi-même tu sais. Dire que leur apport au monde de l’animation était jusque-là d’un intérêt minime serait un charmant euphémisme. Et même avec ce To Be Hero, j’ai passé un certain temps à me demander ce que la série essayait de faire. Mais bref, il est temps de raconter une belle histoire.

To Be Hero, c’est l’histoire d’un père divorcé qui est designer de cuvettes de toilettes. Un beau jour, alors qu’il était paisiblement sur le trône, celui-ci se voit aspiré dans ses gogues et transformé en un super-héros invincible, laid et bedonnant. C’est, fort judicieusement, ce moment que des extraterrestres choisissent pour envahir la Terre, mais l’homme a d’autres soucis vu que sa fille chérie ne le reconnaît, du coup, plus. Il va donc devoir tenter de trouver une solution à son look désastreux tout en protégeant la Terre de quelques revers de main.

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To Be Hero est une série bizarre à un nombre de niveaux lui-même bizarre. Déjà, du point de vue de l’animation, To Be Hero ressemble à un travail supervisé par un ancien Gainaxien qui se serait perdu dans l’alcool et devrait maintenant de l’argent aux Triades du coup il est obligé de bosser sur cette série mais il a toujours ce petit problème qui est qu’il descend une carafe de vodka toutes les demies heures. Concrètement, et sans évoquer le sort difficile de ce monsieur qui a choisi de garder l’anonymat : la série se tape plein de cuts d’action extraordinaires entrecoupés de plans qui ont l’air absolument pas finis. Le résultat a une sorte de cohérence visuelle détraquée qui demande un certain temps d’adaptation mais s’avère finalement plutôt cool. Mais sinon, niveau vrais problèmes gênants de la série, j’ai deux choses à lui reprocher. Preumio, la seiyuu qui joue la fille du héros, il faut absolument qu’elle songe à une reconversion, c’est pas possible là, on dirait du Diam’s la façon dont elle parle. Deuxio, l’ending, désolé les mandarins et les mandarines, mais je ne peux physiquement pas le blairer. Le chinois est sans doute une fort belle langue, mais celle de la chanteuse de cette horreur, j’ai envie de la clouer à la porte d’une grange. Tant qu’à faire, hein.

Mais à part ça, To Be Hero se révèle être une série vraiment à part, avec un humour très con et assez gras qui marche plus ou moins une fois sur deux : des fois c’est très drôle et des fois c’est consternant. Non, le vrai truc qui fait que la série se retrouve aussi haut, c’est la fin de la série, à laquelle je ne m’attendais vraiment pas et qui bien qu’en partie assez cliché, fonctionne vraiment bien. To Be Hero est sans le moindre doute une bizarrerie, une série qui ne plaira pas à tous, mais dans sa bizarrerie elle propose quelque chose d’un peu différent et de très débile, et parfois on a bien besoin de ça.

#13: Yuri!!! on Ice

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MAPPA | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Yuri!!! On ICE

« Born to make history » est une expression qui définit assez bien le projet Yuri!!! on Ice, même si je le rectifierai plutôt en « Planned to make history ». Effectivement, s’il est une chose dont la série de Sayo Yamamoto ne manquait absolument pas, c’était l’ambition. Les moyens, eux, sont bien autre chose. Mais commençons par le commencement.

Yuri!!! on Ice raconte l’histoire de Yuuri Katsuki, un patineur artistique professionnel dont la carrière est en bout de souffle après une défaite écrasante en finale du Grand Prix ISU. Le jeune homme rentre chez lui pour souffler et songer à sa carrière, quand apparaît devant lui Victor Nikiforov, multiple champion du monde de la discipline, et accessoirement idole du jeune Yuuri. Ce dernier lui propose de devenir son coach, et ensemble ils vont tenter de relancer Yuuri sur le chemin de l’or.

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Mettons les pieds dans le plat : Yuri!!! on Ice est un projet extrêmement ambitieux du point de vue de l’animation, peut-être un des plus gros de l’année. Avant tout, le patinage est un sport qui demande d’être en permanence en mouvement, dans un élan fluide que ne permet pas forcément de produire l’animation japonaise traditionnelle, qui repose plus sur un enchainement de poses que sur la recherche de la fluidité du mouvement. C’est un premier point qui rend l’idée de faire un anime de patinage artistique très ambitieux, le second étant que, en dehors des patinoires, les personnages de Yuri!!! on Ice sont empreints d’un dynamisme et d’une expressivité qu’on retrouverait typiquement plutôt dans des films anime, pas des séries.

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Trouver un screen regardable a été honnêtement une épreuve, et je prends BEAUCOUP de screenshots.

À partir de là, la question est donc : est-ce que Yamamoto a cru la moindre seconde que le projet avait des chances de ne pas se terminer en catastrophe ? Car il faut le dire, point de vue animation, Yuri!!! on Ice se retrouve très vite cul par-dessus tête, et la production du projet a été mouvementée, pour dire ça gentiment. On est d’accord, l’anime était tellement ambitieux qu’il n’y avait aucune chance pour qu’il s’en tire sans problème, mais ça ne retire rien au fait que très vite les performances sportives deviennent plus comiques qu’autre chose.

Mais à part le bilan technique, qu’y a-t-il à dire de Yuri!!! on Ice ? Pas mal de choses. Quand elle parvient à sauver les meubles niveau animation, la série sait mettre en scène des performances captivantes, et le développement de la relation de Yuuri et Victor est très agréable à suivre même si j’ai un peu de mal avec cette idée de ne jamais dire ou faire les choses clairement. L’aspect romantique de leur relation semble clair mais l’anime n’ose jamais dire et faire les choses sans équivoque, ce que je trouve très agaçant. Je veux dire, la scène dans l’église, si ça avait vraiment été ce que ça avait l’air d’être, ça aurait pas été juste excellent ?

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Dans l’ensemble c’est une série qui a plein de mérite et qui montre l’évolution sportive et artistique d’un jeune homme au travers de ses relations qu’il entretient avec d’autres sportifs et d’autres hommes, qui pose plein de personnages très sympathiques, qui se montre extrêmement bien documenté et crée des alchimies très plaisantes à observer, mais je ne parviens juste pas à fermer les yeux sur ses défauts. En somme, si Yuri!!! on Ice remporte plein de points sur les composantes du programme, la note technique pique très fort.

#12: Bungou Stray Dogs 2nd Season

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Bones | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Bungô Stray Dogs 2

Vous vous en souvenez peut-être, ce printemps la première saison de Bungou Stray Dogs s’était déjà retrouvée assez bien classée. Mais si il aurait été facile de reprendre exactement de la même façon, les gens de chez Bones se sont justement dit qu’ils allaient épicer un peu leur adaptation en commençant sans prévenir cette nouvelle saison par un arc de plusieurs épisodes faisant guise de distante préquelle aux événements de la série, histoire de sortir un peu de leur zone de confort. Malheureusement je ne suis pas convaincu de l’intérêt de cet arc, qui se termine sur une conclusion d’une sottise de shounen lambda qui m’en détache complètement émotionnellement. Toutefois, l’arc a le mérite de permettre d’apprécier un peu mieux les évènements qui suivent, et de toute façon je respecte ce désir de ne pas se contenter de ce que les spectateurs pouvaient attendre de l’adaptation.

Mais on le sait, dans une série Bones d’action, le point qui est sous le feu des projecteurs, c’est bel et bien l’animation. Et à l’instar de celle de la première saison, l’animation de ce cour n’est pas ce qu’on pourrait qualifier d’incroyable, on n’a pas là affaire au travail des forces vives du studio. Le Bones de Bungou Stray Dogs est le Bones de la sureté plutôt que le Bones du festival des yeux, mais la série compense toujours par un véritable soin apporté à la photographie. Et puis, même en mode bas régime, le studio parvient à se trouver des animateurs talentueux pour se charger de plans plus ambitieux, donc il n’y a pas à se plaindre. Niveau scénario, ce second cour nous offre la fin de l’arc de l’attaque de la Guilde, fidèle au manga, et si je trouve que la fin de l’arc manque un peu d’éclat, on ressort aisément satisfait de ce Bungou Stray Dogs.

#11: WWW.Working!!

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A-1 Pictures | 13 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Wakanim : WWW.WORKING!!

Vous autres qui aimez les comédies romantiques mais détestez ne jamais les voir aboutir, qu’est-ce que vous faites à ne pas avoir encore regardé Working!! ? J’en avais déjà parlé à l’été 2015, rappelez-vous de la troisième saison de cette comédie romantique, sobrement intitulée Working!!! (on se fout de ma gueule parce que je mets toujours le bon nombre de points d’exclamation à Keijo!!!!!!!!, mais là qui c’est qui rigole ?). Dans cette troisième saison, donc, les balances s’ajustaient pour mettre un peu en retrait la comédie et en avant la romance, nous offrant la conclusion hautement appréciable des différentes intrigues romantiques de la série. WWW.Working!! fait la même chose… en une seule saison.

WWW.Working!! c’est donc l’adaptation de Web-ban Working!!, une série que Karino Takatsu avait commencé en 2002 sur son site web perso, avant de se lancer sur le Working!! qu’on connaît. Depuis la fin de Working!! en 2014, elle a repris la série un peu plus sérieusement et celle-ci s’est vue enfin publiée en tankoubon en 2015. Mais qu’importe les détails, l’important c’est que ce Web-ban Working!! nous présente un autre restaurant franchisé Wagnaria, avec ses employés un peu particuliers et son trio d’intrigues romantiques.

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C’est un peu compliqué, j’avoue.

WWW.Working!! est une série un peu bizarre à mon goût : on voit qu’elle tente d’aller assez vite pour montrer tout ce qu’elle veut montrer, ce qui fait que parfois une année entière se passe en quelques épisodes, parfois plus rapidement encore, ce qui nous permet d’avoir environ trois Saint Valentin au sein d’une même série de douze épisodes. Parfois, la série fait aussi des trucs auxquels elle ne donne pas de suite, je pense notamment au raton-laveur que le protagoniste récupère vers le début de la série (épisodes 3 et 4) et qui disparaît à partir de là complètement, sauf pour apparaître dans les eye catch, puis revenir enfin à l’écran à l’épisode 11. Je pense aussi au personnage du manager qui, selon ses employés, ne sert à rien, et selon le staff de l’anime aussi puisqu’il apparaît genre pour une scène tous les deux épisodes. Il y a plein de petits détails comme ça qui personnellement me perturbent mais ne sont pas vraiment graves.

Et puis le fait est que tout ça c’est pour mieux mettre en avant les péripéties comiques et romantiques des trois couples en devenir du restaurant, et de ce côté-là la série est extrêmement satisfaisante. Les interactions des personnages ne manquent pas de sel, les blagues fonctionnent bien (même si j’ai des fois un peu de mal avec les blagues autour de Muranushi), ça se développe progressivement mais surement, c’est coloré, c’est mimi tout plein et globalement extrêmement plaisant. Pour les amateurs de comédies romantiques, WWW.Working!! est une rareté, parfois un peu bizarrement ficelée, mais pleine de charme et franchement recommandée.

#10: Nobunaga no Shinobi

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TMS Entertainment | Pas assez d’épisodes de 4 minutes (premier cour) | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : Nobunaga no Shinobi

Mais maintenant vient le moment de dire les choses importantes : monsieur WWW.Working!!, vous n’avez pas le monopole du mignon. Non, si je devais désigner la série la plus choupi de la saison, ça serait sans le moindre doute Nobunaga no Shinobi.

Comme son nom l’indique un peu, la série nous présente les aventures d’une jeune ninja pas bien maline mais très douée nommée Chidori, qui se met au service de Nobunaga Oda. Celle-ci va donc côtoyer les figures célèbres de l’ère Sengoku et partir affronter les ennemis du clan Oda. Le résultat est une petite comédie extrêmement chaleureuse et qui passe vraiment très bien : l’animation est bonne, les blagues sont drôles, c’est rythmé, c’est incroyablement choupi même quand on voit Chidori annihiler une troupe de soldats ennemis dans des gerbes de sang, et en bonus il y a dans la série une tsundere doublée par Rie Kugimiya qui parvient à communiquer avec succès ses sentiments, et ne serait-ce que pour ça, c’est AOTY. Mais blague (?) à part, regardez Nobunaga no Shinobi, c’est court, drôle, et ça fait chaud au cœur.

#9: Saiki Kusuo no Ψ-nan

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J.C.Staff & Eff Firm | 24 épisodes de 24 minutes (second cour) | Manga

Non licencié en France

Et la seconde série du top 10 de ce bilan est une autre série « courte », comme quoi. Pourquoi les guillemets ? Mais voyons, vous le savez déjà si vous avez lu ce que j’en ai dit dans un billet qui y était plus ou moins consacré et dans le bilan de l’été. Pour rappel, Saiki Kusuo no Ψ-nan est une série qui suit la vie quotidienne d’un garçon doté de capacités psychiques ultra-puissantes, tellement puissantes qu’elles rendent sa vie assez pénible.

À l’instar d’un certain Teekyuu, la série adopte un humour rapide avec une animation plus que sommaire. Et si l’humour de Saiki Kusuo no Ψ-nan est moins rapide que celui d’un Teekyuu, il me fait encore plus rire. Pour citer mes notes : « C’est follement rigolo, je rigolote fréquemment. Mais genre rigoler fort et taper sur la cuisse parce que tout ce lol c’est insoutenable. ». Oui parce que j’aime bien me citer, et encore, si je pouvais me retirer une côte vous n’imagineriez pas les trucs que je pourrais faire. Mais blague à part, Saiki Kusuo no Ψ-nan maîtrise un humour débile absolument hilarant (mais très japonais, donc pas pour tous) qui fait que j’adore la série. En particulier, si vous aimez la voix de Hiroshi Kamiya (Araragi dans Monogatari, Takeshi dans Natsume Yuujinchou, le prof dans Sayonara Zetsubou-sensei) et les bons tsukkomis, foncez, vraiment. Et comme il semble qu’il reste de l’espoir pour l’avenir dans ce monde, une saison 2 est d’ores et déjà annoncée, et je dois bien vous avouer que j’ai très hâte qu’elle arrive.

#8: Drifters

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Hoods Drifters Studio | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Wakanim : Drifters

Si Kouta Hirano n’est pas forcément le gars à qui je confierais une histoire subtile ou bien ficelée, il faut reconnaître à l’homme un vrai talent pour faire des affiches tout à fait incroyables. Après Hellsing qui mettait en scène des vampires qui affrontaient des nazis et des exorcistes tueurs, Drifters décide de monter d’un cran en nous offrant des samouraïs qui affrontent une armée de monstres dirigés par Dark Jésus et le Quatrième Reich dans un monde d’heroic fantasy. Hollywood en a rêvé, Hirano l’a fait, et je l’en remercie.

Pour être plus précis, Drifters nous parle d’un monde d’heroic fantasy où sont envoyés de temps à autres des figures historiques du monde réel, récupérées juste avant leur mort. Ces gens sont nommés les Drifters. Le personnage principal est un samouraï du nom de Shimazu Toyohisa, et il rejoint rapidement le groupe de ce gars qu’il me semble bien avoir déjà cité quatre ou cinq fois dans ce billet : Nobunaga Oda. Ils vont en premier lieu tenter de renverser l’Empire d’Orte, une nation humaine oppresseuse fondée par Adolf Hitler, puis vont être confrontés aux ennemis naturels des Drifters, les Ends, d’autres personnages historiques qui, eux, désirent la destruction du monde. Ces Ends sont dirigés par un mystérieux Roi Sombre dont les caractéristiques prêtent à penser qu’il n’est autre que Jésus. Je tiens à préciser que ce n’est pas un spoil, la révélation de l’identité du personnage n’a pas encore eu lieu, c’est juste une supposition de ma part basée sur des faits extrêmement évidents qu’on voit très tôt dans le manga et l’anime. Mais voilà, quoi. Dark Jésus. Boum.

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Drifters est une pure histoire de guerre : on y voit des personnages qui, ne sachant que faire dans ce monde, vont décider de le conquérir. La série se concerne assez peu de développer l’histoire de ses personnages ou de faire apparaître des ambitions un peu plus ambïgues, Hirano écrit ce qu’il sait écrire : une histoire où des personnages classes s’entre-tuent avec autant de préjudice que possible, comme diraient nos amis les anglo-saxons. Drifters est violent, brutal, cru, et consacre toute son intelligence au développement du plan de Nobunaga pour accélérer sa conquête de ce monde d’heroic-fantasy. Bref, hors de question de réfléchir à des histoires de moralité (si vous vous arrêtez deux secondes pour considérer certains trucs qui sont dits et faits dans Drifters, vous allez voir que c’est pas très jojo), on est là pour voir des têtes voler.

Et d’ailleurs à ce titre-là, il faut faire remarquer que Drifters n’a pas grand-chose d’impressionnant à proposer niveau animation. Pour conserver tout l’impact et toute la qualité visuelle des dessins de Hirano, le staff de l’anime a opté pour une approche privilégiant des plans assez fixes. Plutôt que d’impressionner par son animation, Drifters nous offre un travail bien supervisé et qui rend honneur à l’excellent chara-design de Hirano. Défoulante et viscérale, Drifters n’est pas une série très maline, mais elle est diablement efficace, ça on ne peut pas lui enlever.

#7: ViVid Strike!

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Seven Arcs | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Amazon Prime Video : ViVid Strike!

Et comme on se retrouve ! Voici enfin venir le dernier spin-off de cette série dont je vous parlais la semaine dernière et la semaine encore avant, en septième position. Je vous ai effectivement parlé en pas mal de détails de ce qu’était et ce que vous réservait ViVid Strike!. Finalement, le fait de voir le dernier épisode n’a pas beaucoup fait changer mon avis : c’est une série qui a pas mal de choses intéressantes à montrer, et qui est pleine de patate et assez bien animée (bien que temporairement). Ne serait-ce que pour l’épisode sur le passé de Rinne et la confrontation des deux filles, je trouve que la série vaut franchement le coup.

Et qui plus est, en tant que spin-off de suite spin-offesque de suite de suite de reboot de spin-off de suite de suite d’eroge, ViVid Strike! est une porte d’entrée tout à fait accessible pour rentrer dans la série.

#6: JoJo no Kimyou na Bouken: Diamond wa Kudakenai

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David Production | 39 épisodes de 24 minutes (troisième cour) | Manga

Titre Crunchyroll / ADN : JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable

On en a déjà bien parlé à l’occasion de son premier et de son second cour dans les précédents bilans : Diamond wa Kudakenai est une vraiment bonne adaptation d’un très bon arc d’une excellente saga de mangasses. Il faut bien avouer que plus la série avance et plus elle se fait du mal niveau animation, mais ce troisième cour est aussi le dernier, et il montre toute l’étendue du talent d’Araki pour écrire des combats passionnants et des situations tendues et stylées, tout particulièrement à travers la longue confrontation finale avec l’excellent Yoshikage Kira, un vilain pour lequel j’ai, je ne le cacherai pas, une certaine affection.

#5: Fune wo Amu

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Zexcs | 11 épisodes de 23 minutes | Roman

Titre Amazon Prime Video : The Great Passage

Quand je vous parlais de Bernard-jou Iwaku., je disais que le thème de la littérature et des lecteurs était un thème assez inhabituel pour une série animée. Mais du coup, qu’est-ce que vous pensez du thème de Fune wo Amu : l’édition d’un dictionnaire.

Fune wo Amu, c’est donc l’histoire d’un jeune homme nommé Mitsuya Majime. Il travaille en tant que commercial pour un éditeur, et si le garçon a souvent du mal à s’exprimer clairement, il voue une certaine passion aux mots et à leur sens. Par un concours de circonstances, il se voit recruté par le département de son éditeur dédié à la création d’un nouveau dictionnaire. En suivant ce garçon malhabile, on découvre les façons de faire et de penser qui entourent le processus de conception d’un dictionnaire.

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Vous allez me dire, ça a l’air chiant comme… comme quelque chose de vraiment très chiant. Oui, sauf qu’en fait non. Fune wo Amu est une série qui brille par sa minutie et son ouverture d’esprit. Dans l’exposition des tâches précises de ce département éditorial et de l’état d’esprit qu’un éditeur de dictionnaire doit avoir comme dans l’animation de ses différents personnages, la série s’illustre par sa capacité à sonner vrai. Les tâches des éditeurs sont certes répétitives, mais on est pris par cette fervente attention qui est donnée aux détails à tous les niveaux (bien que certains plans manquent assez nettement de finition, on l’admettra).

Pour illustrer ça, je pense à un des derniers épisodes (l’épisode 9 vers la 14ème minute), à une scène où Majime examine le prototype qui lui est présenté pour juger de la qualité du papier à utiliser pour le dictionnaire. Silencieusement, solennellement, on le voit parcourir des yeux les pages vierges comme s’il les lisait, les tâter de la paume, et les tourner du bout des bougts. Entre deux plans, naturellement, au milieu du processus, Majime s’essuie la main droite sur la manche de sa chemise, avant de continuer à tourner les pages. Cette action est silencieuse et peu d’emphase est mise dessus, la plupart des spectateurs ne la remarqueront même pas, mais elle est là parce qu’elle devrait être là, parce qu’elle est naturelle et que dans cette situation, c’est ainsi qu’agirait un humain. Fune wo Amu est, à l’instar de ses personnages, d’une minutie au-delà de tout reproche.

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Pour en revenir à la série en elle-même, Fune wo Amu est un anime qui construit son ambiance et pose ses personnages à un rythme posé. Le thème principal de la série, la communication, est abordé à travers plusieurs personnages plus ou moins sociables, à travers des petites intrigues dont la résolution tiendra finalement à la capacité à se faire comprendre des différents personnages, et tout ça se recoupe avec le thème du dictionnaire, que Majime conçoit justement comme le support de communication ultime, permettant à chacun de s’exprimer avec les mêmes outils, ou pour reprendre ses propres termes, « un navire pour traverse la mer des mots ».

Certains reprocheraient à la série le survol rapide qu’elle fait de son intrigue amoureuse, mais si la relation est effectivement un peu rapidement établie, ce serait manquer complètement l’objectif de la série que de se fixer là-dessus. Par la suite, Fune wo Amu fera une ellipse temporelle qui permettra de mettre en place d’autres problématiques dans la ligne du thème de la série, pour nous amener enfin vers une conclusion naturelle sur laquelle je n’ai rien à redire.

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En somme, Fune wo Amu est une série qui fait honneur au créneau Noitamina où elle a été diffusée. De par sa thématique, son ton, ses idées et sa réalisation, c’est une série qui est totalement désynchronisée de la réalité et des habitudes de l’industrie de l’animation, et ne serait-ce que pour ça, c’est une série que je suis ravi d’avoir vu voir le jour.

#4: Haikyuu!!: Karasuno Koukou VS Shiratorizawa Gakuen Koukou

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Production I.G | 10 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Wakanim : Haikyu!! Saison 3

Plus besoin de vous le rappeler : j’aime beaucoup les shounen sportifs. Et parmi ceux-ci, récemment, c’est à mon avis Haikyuu!! qui détient la palme de la pèche, des matches haletants, des rivaux de qualité et de l’animation peaufinée, bref, le trône du genre. Je vous avais déjà parlé du manga dans un billet consacré, puis des deux cours de la seconde saison dans les précédents bilans d’automne et d’hiver.

Le truc de cette troisième saison, c’est qu’elle se consacre exclusivement à un long match qui confronte le bons petits gars de Karasuno à l’équipe incroyablement puissante de Shiratorizawa. Et en l’occurrence, cette saison ne déçoit pas, le début du match est un peu moins captivant, mais Haikyuu!! conserve toutes ses forces (la puissance, le rythme, la hype, les waifus, tout ça) et finit par nous lâcher un dernier set à couper le souffle. Gros gros kiff.

Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, mais il y a quelque chose que je tiens à évoquer avant de passer à la suite. C’est la triste nouvelle du décès de Kazunari Tanaka, seiyuu du jeune coach Ukai, à 49 ans, d’une hémorragie cérébrale. Malheureusement, l’homme a fait relativement peu de rôles vraiment notables donc j’aurais du mal à lui rendre hommage, mais ce que je peux dire c’est que son décès impromptu a généré une situation assez étrange et hautement inhabituelle. En effet, Tanaka est mort le 10 octobre (soit quelques jours après la diffusion du premier épisode), mais son personnage a continué à s’exprimer à l’écran dans sa voix jusqu’au huitième épisode, où il termine sur une excellent cri du cœur, environ deux mois après son décès.

Le personnage est ensuite repris par Hisao Egawa pour les deux derniers épisodes, et franchement je me fais pas du tout au changement. Ukai sans sa voix n’est pas le même personnage, et maintenant le revoir m’attriste un peu à chaque fois. S’il y a une autre saison à Haikyuu!!, il manquera quelque chose à ses matches. Reposez en paix, monsieur Tanaka.

#3: 3-gatsu no Lion

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Mais tous les sports ne demandent pas nécessairement des équipes de jeunes gaillards en train de se lancer des ballons sur un terrain. Posons-nous un peu pour profiter d’un sport de l’esprit, le shogi. Pour rappel, le shogi, c’est ce jeu de plateau qui s’apparente plus ou moins à des échecs japonais. Ne vous inquiétez pas, pas besoin de connaître les règles pour apprécier la série, même si ça peut aider.

Dans 3-gatsu no Lion, on suit la vie de Rei Kiriyama, un jeune prodige qui, à l’âge de 17 ans, est joueur professionnel de shogi. Rei est un garçon qui n’a pas exactement eu une vie facile. Après avoir perdu sa famille dans un accident de la route, il est recueilli par un ami de son père, un joueur de shogi chevronné. Malheureusement les choses ne se passent pas non plus très bien dans sa famille d’accueil, et dès qu’il le peut celui-ci va donc déguerpir pour aller vivre seul, à l’aide du salaire que lui apporte le shogi. N’allant pas vraiment au lycée, le jeune Rei reste donc seul la plus grande partie de son temps, sortant principalement pour jouer ses matchs, jusqu’à ce qu’il rencontre les sœurs Kawamoto, qui n’ont pas non plus eu une vie facile. Rei et les Kawamoto finissent par se lier d’une sorte de relation d’interdépendance où les uns pansent les plaies des autres, et s’occupent les uns des autres. C’est une relation complexe mais positive qui leur permet de combler en quelque sorte des trous dans les situations familiales défectueuses les uns des autres.

Du coup, 3-gatsu no Lion est une série qui a plusieurs visages. On a les matches de shogi, qui sont des confrontations de personne à personne, baignant dans la couleur psychologique des adversaires de Rei. Même quand on ne connaît rien au shogi, on voit dans les pensées de Rei et les mouvements des joueurs tout ce qu’il y a à savoir. Ensuite, on a les scènes où Rei est seul et se laisse généralement aller à une mélancolie contemplative, seul dans son appartement vide ou en se promenant dans la ville. Enfin, on a les scènes pleines de bonne humeur où Rei va chez les Kawamoto, et là la chaleur de ce foyer prend le pas : les couleurs deviennent plus vives, les personnages plus prompts à des mimiques exagérées, les chats parlent, tout ça. Et si les scènes de slice-of-life chez les Kawamoto sont ce qui sauve Rei, c’est sa mélancolie et l’intensité de ses matches qui me fascinent.

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La série est produite par Shaft, avec que ça implique de décors parfois éthérés, de plans larges, de gros plans sur le visage du protagoniste, de plans récurrents sur des détails qui changent, etc. On pourrait consacrer un livre aux idiosyncrasies de réalisation du studio, mais ça ne serait pas pertinent dans ce cas-ci, vu que 3-gatsu no Lion fait justement plutôt dans la retenue, pour laisser plus de place au vocabulaire graphique de Chika Umino. La série parvient à adapter avec une grande fidélité le manga (comme on peut le voir dans le fait que les épisodes sont découpés selon les chapitres de celui-ci) tout en s’offrant une belle réalisation, sobre mais riche quand il le faut, et parvenant très bien à transmettre l’émotion nécessaire des scènes fortes du manga. Je pense notamment à cette scène saisissante qui conclut l’épisode 10, où Rei va crier sa rage après un match dans un parc désert. Si les changements parfois radicaux d’ambiance de la série peuvent étonner, 3-gatsu no Lion est une série forte qui regorge de thèmes intéressants et de scènes captivantes, et nul besoin de connaître le shogi pour les saisir.

#2: Flip Flappers

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Studio 3Hz | 13 épisodes de 24 minutes | Original

Titre ADN : Flip Flappers

Après la fin de l’exceptionnel Mob Psycho 100 au précédent cour, nombreux étaient les fans d’anime à la recherche d’un autre anime profitant du même calibre de créativité visuelle et de qualité d’animation. Un bon candidat a eu vite fait de se montrer, et son nom était Flip Flappers. Et avant de continuer, je tiens à prévenir qu’il n’y a aucun rapport avec les montres.

Flip Flappers, c’est donc l’histoire de deux jeunes filles, la sérieuse Cocona et l’ingénue Papika. Grâce à une technologie étrange et inconnue, celles-ci sont capables de voyager dans d’autres dimensions à la recherche de cristaux censés être capables d’exaucer tous les vœux.

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Le scénario importe peu. Je le trouve en fait assez peu satisfaisant, troué et globalement manquant de cohérence. On y retrouve clairement le thème de la dualité entre la réalité et la fiction, et celui de la fuite de la réalité, mais à part ça j’échoue à y trouver un vrai intérêt, surtout dans le dernier quart de la série (qui en plus s’effondre niveau production). Non, ce qui est important c’est que Flip Flappers est un pur projet d’animateur passionné. Réalisé par un animateur talentueux et chara-designé par un autre, la série se plait à explorer d’épisode en épisode des univers fantaisistes complètement différents les uns des autres, d’un monde désertique Mad Maxien à une école privée sous une pluie constante, façon film d’horreur japonais, en passant par une ville futuriste riche en néons. Le tout est propice à des idées de réalisation très cool, à de beaux décors et à des grands moments d’animation.

Du coup, autant je ne suis pas fan de la fin de la série, autant les épisodes qui la précèdent sont pour moi de vraies perles. Dans chaque épisode les filles se retrouvent transportées dans des univers fictifs avec leur propre identité, parfois leur propre faune, parfois leur fonctionnement propre, et ces épisodes sont vraiment captivants. Je suis tout particulièrement fan de la réalisation de l’histoire d’horreur de l’épisode 6, qui est vraiment excellemment bien mise en scène, même en étant moins folle niveau animation que les épisodes qui l’entourent. Flip Flappers s’apprécie pour moi vraiment comme une expérience à la Space☆Dandy façon mahou shoujo, où chaque épisode nous transporte dans un univers neuf fascinant, avec son lot d’idées. Tant pis pour le fil rouge déficient, Flip Flappers nous a offert un paquet d’épisodes visuellement fascinants, et mérite pour cela toute notre affection.

#1: Hibike! Euphonium 2

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Kyoto Animation | 1 épisode de 48 minutes et 12 de 24 minutes | Romans

Titre Crunchyroll : Sound! Euphonium 2

Vous voulez que je vous dise ? Je trouve la première place de ce bilan limite décevante. Je veux dire, où est le suspense, où est le fun dans tout ça ? Oui, Hibike! Euphonium 2 est incroyablement beau, excellemment bien réalisé, finement écrit, riche en très bons personnages, et cætera et cætera, on passe à la suite ? Je veux dire, c’est même plus drôle à ce niveau.

J’avais déjà parlé de la première série dans mon bilan du printemps 2015, mais comme le billet se fait un peu vieux et que je ne suis plus forcément content de ce que j’y ai écrit, récapitulons. Dans Hibike! Euphonium, on suit Kumiko Oumae, une jeune fille un peu passive qui se retrouve embrigadée dans le club d’instruments à vent de son lycée. Grâce à un professeur en charge motivé mais strict, et au conseil de ses camarades de cuivres, celle-ci commence à s’impliquer de plus en plus, et alors que le club évolue au fur et à mesure des drames et des problèmes de ses membres, il finit par arriver à se qualifier pour les régionales du concours national des orchestres lycéens.

Hibike! Euphonium 2 reprend donc là, et poursuit l’évolution de l’orchestre en examinant certains personnages du club qui étaient restés un peu plus en retrait lors de la première saison, notamment Asuka et le professeur, monsieur Taki.

Comment dire ? Hibike est une belle série qui utilise habilement une large galerie des personnages bien construits, grâce aux soins d’une animation exquise et d’une réalisation inspirée. C’est une série juste, et qui rend l’excellence habituelle, où le drame et la comédie se succèdent naturellement, et possédant son lot de grandes scènes (notamment le concert de l’épisode 5, aïe aïe aïe). Je pourrais broder des heures sur pourquoi c’est excellent, mais soit vous le savez déjà, soit vous le saurez bien assez tôt une fois que vous vous serez lancés sur la série.

Ah, et avant de finir, je viens de me rappeler qu’il me fallait mentionner quelque chose, je ne sais plus trop quoi. Qu’est-ce que c’était déjà… Ah oui, je sais : yuri-bait. C’est tout, merci de votre attention.

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Ah c’est fin.

Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que ce bilan était un poil long, et moi le premier. Et comme je suis d’accord avec moi-même, on va abréger. Le bilan était effectivement long parce que la saison était bien remplie, mais aussi assez dur à écrire à cause de toutes ces séries pleines de potentiel qui étaient à ça près d’être bien.  Non seulement ça me déçoit à titre personnel, mais en plus ça rend encore plus compliqué d’en parler et de dire ce que j’en pense de façon claire et complète. Ainsi, c’était non seulement le plus long mais aussi le plus difficile à écrire de mes bilans, donc je m’excuse d’avance si tout ça n’est pas follement drôle à lire.

Et là où on voit que je n’apprends pas, c’est que maintenant que j’en ai fini avec cette saison, je n’ai qu’une hâte : me lancer sur les séries de la saison d’hiver. Mais si je veux pouvoir faire ça, il va falloir que je DORME un peu avant, donc je vous laisse ici, et je pars me ché-cou.

La semaine prochaine (enfin, cette semaine du coup vu qu’on est lundi (NdlR : à une heure près, vous allez pas me chier une pendule)), je ne sais pas du tout de quoi je parlerai, mais je peux déjà vous dire que ça sera court. Bonne semaine, et des bisous à vous et à tous vos descendants sur dix générations si vous avez lu ne serait-ce que le tiers de ce foutu billet.

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2 réflexions sur “Automne 2016 : Le Bilan

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